FOUSSOUBIE et autres cavités voisines (Ardèche, France)                              www.foussoubie.fr

 

 

PAGE : Mise en ligne 23.02.2013 - Mise à jour 02.10.2014 - 5165 visites   au 30.11.2017

Ce document contient une trentaine de pages au format A4.

 Source de VANMALE

(Ardèche - France)

Anthologie des documents citant cette cavité

Vanmale_anthologie version 2.1 du 16 octobre 2013 (ajout Baudu septembre 2013)
(La version 1.0 - rédigée en 2005 - n'a été communiquée en 2009 qu'à quelques personnes)

 

En hommage aux auteurs qui ont contribué à la connaissance spéléologique de cette cavité,
et ont décrit leur expérience dans un document publié ou non.

Dans l'article, les flèches permettent de revenir au SOMMAIRE.

 

Documents collectés par

Patrick LE ROUX

  De Vanmale, je ne connais personnellement que l'entrée, visitée lors d'une descente de l'Ardèche en canoë.

  En mars 1970 et novembre 1976, les colorations de la Goule de Foussoubie ont été détectées à la source de Vanmale, d'où mon intérêt pour cette cavité. Cet article est une sélection des informations recueillies.

Abstract
 This text list and copy main known documents about the spring of Vanmale in Ardèche (France).
 Please, mail me other notes that I omited. Thank's.

 

 

 Sommaire

Situation et accès

Système hydrologique de FOUSSOUBIE

Les documents sont classés en priorité selon la date des activités, ou à défaut, par celle de publication.

Source de Vanmale

 

- D'ALBIGNY Paul (1879)
- Docteur FRANCUS (1884)
- Docteur FRANCUS (1885)
- LHERMITE Siméon (1904)
- BALAZUC Jean (1956)
- LACROUX Robert (1969)
- TILLIEUX André (1962)
- DELVAUX Maurice (1962)
- GOLENVAUX Lucienne (1964)
- DESTREILLE Bob (1965)
- LÉGER Bertrand (1982)
- DESTREILLE Bob (1968)

- TAILLADE Marcel (1971)
- MAZELLIER Raoul (1971)
- GUERIN Roland (1971)
- SLAMA Pierre (1975)
- BOISSIN Jean-Pierre (1975)
- SLAMA Pierre (1977)
- SLAMA Pierre (1978)
- MATTLET Jean-Marc (1979)
- GOLENVAUX et MATTLET (1979)
- GOLENVAUX et MATTLET (1980)
- LÉGER Bertrand et POGGIA Frédéric (1980)
- CHOUQUET, PENEZ et VERGIER (1981)

- DROUIN Philippe (1981)

- CHOUQUET Jean-Charles (1981)
- FABRE Guilhem (1984)
- BELLEVILLE Luc (1985)
- GOMBERT Philippe (1988)
- LE ROUX Patrick (1989)
- MONTEIL Philippe (1995)
- SALVAYRE Henri (2000)
- TREBUCHON Jean (2001)
- BAUDU Jean-Pierre (2004)
- BAUDU Jean-Pierre (2009)
- BAUDU Jean-Pierre (janv.2013)

- BAUDU Jean-Pierre (sept.2013)

Aven-perte de la combe de Vanmale (= aven du Pied Cassé ou aven-perte de Vanmale)

 

- GOLENVAUX Lucienne (1964)

- CHOCHOD Daniel (1978)

- CHOCHOD Daniel (1985)

Aven du Devès de Virac

 

- MARTEL Édouard-Alfred (1894)
- BALAZUC Jean (1956)
- NOEL Jacques (1961)

- CORDIER Marcel (1966)
- CHEDHOMME Jacques (1971)
- SLAMA Pierre (1973)

- SLAMA Pierre (1978)
- GRANDCOLAS Jean-Philippe (1999)

Bibliographie

 

 

 

Situation et accès

{Extrait carte IGN 1/25 000 Bourg-Saint-Andéol 1-2 et 5-6}

Carte IGN 1/25 000 Bourg-Saint-Andéol 1-2 et 5-6

Coordonnées Lambert cartes IGN série bleue Bourg St Andéol 1-2 et 5-6

Source de Vanmale

765,72

232,80

74

Aven-perte de la combe de Vanmale

765,10

231,50

274

Aven du Devès de Virac

764,82

232,81

270

Goule de Foussoubie

762,96

230,59

197

Évent de Foussoubie

764,87

233,40

88

    La source de Vanmale est située en rive droite de l'Ardèche, et sourd environ 1 m au-dessus de son niveau d'étiage, environ 900 m après le Pont-d'Arc. Elle est séparée du système de Foussoubie par l'éperon résistant de ce majestueux phénomène de la nature. L'évent de Foussoubie se trouve à environ 1700 m en suivant le cours de l'Ardèche, et à 1000 m à vol d'oiseau. Son accès le plus commode se fait en traversant le camping de la Rouvière , installé en rive gauche de l'Ardèche, lui-même accessible par la route des Gorges, à partir de Vallon-Pont-d'Arc. Traverser l'Ardèche soit à la nage, soit en canot. Demander l'autorisation de passage à l'accueil du camping. Un sentier escarpé permet d'accéder à la combe de Vanmale en passant au-dessus du Pont-d'Arc, ou depuis l'évent de Foussoubie. La combe de Vanmale elle-même peut se remonter (ou se descendre) depuis le plateau du Devès de Virac, via la commune de Labastide-de-Virac, mais les pistes et sentiers sont longs et pas toujours faciles à suivre. On pourra utilement consulter le site Balades07 qui décrit avec force détails plusieurs randonnées du secteur.

    L'aven-perte de Vanmale est situé derrière la ferme du Juge, et est alimentée par un lac où viennent boire les bêtes. La première et seule mention publiée est celle de son exploration par Lucienne GOLENVAUX en 1963. En 1976, Daniel CHOCHOD (inédit) a tenté une désobstruction qui lui a permis de progresser de plusieurs mètres en profondeur, mais la présence abondante de gaz carbonique a mis un terme à ses travaux. Les matériaux issus de la désobstruction se sont assez rapidement écroulés à l'intérieur, et l'entrée aurait été obstruée par le propriétaire des lieux.

    L'aven du Devès de Virac est situé sur le plateau du même nom. Son pointage sur la carte IGN est erroné. Il a été exploré en 1897 par GAUPILLAT et ARMAND. Il figure peu dans les publications spéléologiques. En 1973, le Groupe de Recherches Biospéléologiques a effectué une nouvelle topographie. Il se situe en dehors du réseau connu du système Goule/Évent de Foussoubie, mais deux colorations de la Goule étant ressorties à Vanmale, l'aven se trouve alors sur le trajet plausible des eaux entre ces deux cavités, d'où sa présence dans cet article.

 

 Système hydrologique de FOUSSOUBIE

Un article sur  Les siphons de Foussoubie  est en gestation pour mise en ligne sur ce site.

    Les perspectives d'exploration de Vanmale sont diverses :

- l'exploration de la branche plongeante du siphon 2 ;

- une éventuelle jonction avec la surface entre les siphons 1 et 2, ou/et après le siphon 5 ;

- la réouverture et la désobstruction de l'aven-perte de la combe de Vanmale, ainsi que sa coloration ;

- la désobstruction de l'aven du Devès de Virac, situé entre Foussoubie et Vanmale ;

- et la recherche d'une solution à la coloration de Vanmale par les colorants jetés à la Goule de Foussoubie.

    Aucune galerie ne semble mener dans cette direction à l'intérieur de Foussoubie, dont les parties connues constituent un réseau de galeries adjacentes s'enfonçant progressivement en fonction du "rajeunissement" du creusement. Elles forment un arc de cercle, "une banane", filant d'abord sensiblement au nord pour obliquer ensuite au nord-est vers l'évent de Foussoubie.

    Où chercher ?

- dans le siphon principal jonctionnant goule et évent, non parfaitement exploré ;

- dans les petits diverticules quasi inaccessibles.

    Il faut noter que les deux colorations qui sont sorties à Vanmale ont été faites par forte crue et environ 800 m en amont de la goule elle-même. Faut-il alors rechercher une perte du ruisseau de la Planche dans sa portion aérienne ?

    Il serait aussi très instructif de peaufiner les traçages par colorants ou par indicateurs biologiques et hydrochimiques. A ce propos, consulter les travaux de :

BELLEVILLE Luc (1985) Hydrologie karstique. Géométrie, fonctionnement et karstogenèse des systèmes karstiques des Gorges de l'Ardèche, dans Thèse de doctorat ; Université scientifique et médicale "Géologie appliquée", Grenoble ; dont les citations "Vanmale" sont reproduites ci-dessous ;

VERVIER Philippe (1988) Hydrologie et dynamique des peuplements aquatiques souterrains - Comparaison de deux systèmes karstiques des Gorges de l'Ardèche. dans Thèse de doctorat ; Université Claude Bernard, Lyon I ; hélas aucun relevé sur Vanmale.

    Ces analyses fines, effectuées en amont dans le ruisseau de la Planche , et en aval par comparaison des eaux de l'évent de Foussoubie et de celles de Vanmale, pourraient fort bien apporter des renseignements majeurs sur la circulation des eaux souterraines.

    Quant aux colorations proprement dites, outre de devoir être menées avec la plus grande rigueur, voici quelques pistes de recherche... et quelques problèmes à résoudre !

- La situation particulière de Vanmale, à peine au-dessus du niveau d'étiage de l'Ardèche, rend son échantillonnage difficile, car quand les résurgences sont en fort débit, l'Ardèche aussi, et Vanmale n'est alors plus accessible. Il faudra solutionner ce problème (plongée, flacon ouvrable en profondeur, accès intérieur par une cheminée...) afin de disposer d'échantillons précis, non pollués par les eaux de l'Ardèche.

- Par faible débit, les colorants sortent-ils à Vanmale ? Lors des colorations passées, soit Vanmale n'a pas été échantillonné, soit les prélèvements n'ont pas été assez précis ou encore pas suffisamment longs pour attendre que le colorant veuille bien ressortir.

- Par forte crue, un colorant injecté à la goule sortira-t-il encore à Vanmale ? Si non, cela pourrait confirmer l'existence d'une perte dans les 800 m qui précèdent.

- Il faudrait aussi se rendre capable de fractionner le système de Foussoubie en plusieurs entités distinctes, et larguer le colorant à partir de points précis à l'intérieur de la goule. Comment ? Peut-être par un bidon de colorant suspendu en hauteur et se renversant de lui-même lors de la première crue à survenir... mais il faudra alors échantillonné Vanmale et l’Évent quasi en permanence dès que la crue s'amorcera !

    La liste ci-dessus n'est pas exhaustive. Les courageux qui s'attaqueront au problème risquent de découvrir d'autres surprises. Une étude faunistique et hydrochimique des deux sources, malgré son coût et l'énorme travail qu'elle nécessitera, pourrait sans doute être envisagée dans le cadre des travaux de recherches universitaires programmés en collaboration avec la Réserve Naturelle des Gorges de l'Ardèche.

 

 Source de Vanmale

 D'ALBIGNY Paul (1879) Exploration de la vallée de l'Ardèche de Vallon à Saint Martin par la section de Vals et des Cévennes du Club alpin français. dans Bulletin de la Section CAF Vals-Cévennes ; Imprimerie Roure, Privas {74 p.} : p. 20

[Non consulté, document recherché]

 Docteur FRANCUS, pseudonyme de MAZON Albin (1884)Voyage dans le midi de l'Ardèche, Privas {} : chap. XX, "La fontaine de Vanmale" p. 349/350. Réédition abrégée (1966) Imprimerie Lienhart & Cie (Aubenas) [402 p.]

    Nous nous souvenons d'un déjeuner champêtre fait un jour, en nombreuse compagnie, près de la fontaine du Boeuf. Nous étions venus onze sur un frêle barquet qui nous conduisit ensuite au Pont d'Arc. Nous allâmes de là, dîner à la fontaine de Vanmale.

    La grotte d'où sort cette fontaine semble sans issue ; mais au bout de quelques pas, on trouve sur la droite une ouverture donnant sur une combe abritée du soleil couchant et qui semble créée tout exprès pour les excursionnistes. Cette combe, sorte de terrasse dominant la rivière, est bornée à l'amont par une haute muraille calcaire coupée seulement par une crevasse où grimpe un étroit sentier au milieu des buissons et des térébinthes. On vient par là, des quelques fermes voisines, chercher de l'eau à la fontaine. La combe est couverte de buis et de lavandes ; il y a aussi des chênes et des genévriers rabougris. Les amateurs de pêche affectionnent cet endroit et il est rare que leurs filets ne ramènent pas une ou deux truites attirées par la fraicheur des eaux de la fontaine.

 Docteur FRANCUS, pseudonyme de MAZON Albin (1885)VOYAGE archéologique & pittoresque, historique & géologique, fantaisiste & sentimental, économique & social, philosophique & politique, à pied, à bateau, en voiture et à cheval le LONG de la RIVIÈRE d'ARDECHE. Imprimerie du Patriote, Privas {426 p.} : p. 95

    Voici la fontaine de Vanmale où dînent d'habitude les visiteurs du pont d'Arc. Les truites viennent aussi y boire et il ne s'y trouve pas toujours, comme dans le roman de M. Villard, un bonhomme Misère pour leur donner la chasse sans filet.

    Un aigle s'élance des rochers qui dominent la fontaine et plane quelques instants sur nous comme pour bien voir si nous sommes une proie digne de lui, puis il s'en va en criant se percher au sommet des rochers. Les aigles abondent dans ces parages. Ils y vivent surtout de serpents et d'autres reptiles, mais ils ne se font pas faute de dévorer, quand ils le peuvent, les poules des paysans.

{Photo LHERMITE Siméon : La Fontaine de VANMALE}  LHERMITE Siméon (1904) Descente de l'Ardèche en bateau de Vallon au Pont d'Arc et à Saint-Martin. Imprimerie J. BRABO, Alais {56 p., n.p.} : § VI [Réédition (1997) Éditions E. et R.]

 

LA FONTAINE DE VANMALE

 

La grotte d'où sort cette fontaine semble sans issue ; mais au bout de quelques pas, on trouve sur la droite une ouverture donnant dans une vallée visitée du soleil couchant.

 

 

 

 

 

 

 

 BALAZUC Jean (1956) Spéléologie du département de l'Ardèche. dans Memoria II ; Rassegna Speleologica Italiana et Societa Speleologica Italiana {158 p., 62 planches, 1 carte} : p. 137 [Réédition (1986) Bouquinerie ardéchoise, Grospierres]

VANMALE (Fontaine de)

L. Vallon (id.). _ S. Vamale, Vaumale. _ B. D'ALBIGNY, Ann. Club Alpin, 1879, p. 378. Id. , Expl. Vallée Ard., 1887, p. 29. MAZON, 1884, p. 453. Id., Voy. Riv. Ard., 1885, p. 95. LHERMITTE, 1904, § XVI. _ C. 210 (Orange, N.O.). Dans le carré x=765, y=232, z=env. 75. _ G. B.s.r. (u.). _ A. Au bord de l'Ardèche, rive d. entre le Pont d'Arc et le Pas de Mousse. D. Petite cavité avec seconde ouverture sur la combe située en amont. _ E. Exsurgence pérenne.

 LACROUX Robert (1969) Plongées souterraines. dans Spelunca, n°1969/1 ; Fédération Française de Spéléologie {p. 10/19} : p. 16

    Résurgence de Vanmale - Cette résurgence est supposée amener au jour tout ou partie de l'eau engouffrée dans la goule de Foussoubie. Cette plongée présentait donc, à ce titre, un intérêt particulier. J'ai franchi ce siphon le 19-7-1962 mais des obstacles divers, tels que la boue et la difficulté de progression au-delà du siphon, en arrêtèrent l'exploration. Ce siphon a été, depuis franchi à nouveau par une équipe belge qui semble s'être heurtée assez rapidement à un nouveau siphon.

 TILLIEUX André (1962) Journal de l'expédition S.S.N. à la Goule de Foussoubie. dans Journal S.S.N., n°1 ; Société Spéléologique de Namur {p. 9/15} : p. 15

    Le mercredi 25 juillet 1962, Delvaux et Tillieux plongent à la résurgence "Van Mael", autre exutoire probable des eaux de la Goule. Mce Delvaux découvre une salle que prolonge un nouveau siphon. Suite à cette exploration, il semble que la conduite forcée soit du même type que celle de l’Évent, mais se profilant par -7 mètres . Deux heures sont consacrées au relevé topographique du complexe. Mce Delvaux éprouve des difficultés assez sérieuses à sortir du siphon Van Mael, ceci en raison du caractère quelque peu tortueux de la conduite et d'autre part à cause d'une étroiture dont le passage fut malaisé vu la turbidité de l'eau.

 DELVAUX Maurice (1962) De la plongée en eaux souterraines - Évent de Foussoubie - Résurgence Vanmalle. dans Bulletin S.S.N., n°1 ; Société Spéléologique de Namur {p. 24/32} : p. 5, 25 et 27

{Croquis - plan 1/50000 Goule / Event de Foussoubie ; résurgence de Van Mael}

{Résurgence "VAN MAEL" Plan E 1/300}

 

     En plan, la résurgence "Van Mael", dont la plate-forme d'entrée surplombe l'Ardèche d'un peu plus d'un mètre, se présente en forme de delta. Trois ouvertures proches l'une de l'autre se voient à flanc de coteau et forment l'exutoire du réseau (X, Y, Z). Après avoir traversé l'Ardèche en canot pneumatique en compagnie de André et Corado, je prends pied, m'équipe et explore la résurgence Z d'où sort un mince filet d'eau. En (D) la galerie se rétrécit, obstacle qui me donnera des "ennuis" au retour. Immédiatement après, je repère une petite cloche (E), à ± 20 m ; une faille (F) traverse la galerie. Enfin à 30 m je débouche dans une petite salle sans issue (G). Je replonge et veux continuer la progression. La galerie tourne à gauche. J'avance de quelques mètres, puis je suis arrêté dans mon élan (H).
     J'apprendrai à mon retour que j'étais au bout de la corde d'assurance. A mon retour, je ne parviens plus à trouver le passage dans l'étroiture. Après plusieurs essais et à moitié déséquipé, je passe enfin et regagne la surface. Je m'aperçois alors que j'ai perdu mon "tuba". Ensuite, j'effectue quelques essais en "libre" dans la résurgence Y. Je parviens à atteindre la petite cloche déjà signalée lors de l'exploration en scaphandre. Avant de quitter les lieux, André et moi dressons un rapide plan de la résurgence.

 

 GOLENVAUX Lucienne (1964) Goule de Foussoubie "1963" - Rapport d'exploration. dans Bulletin S.S.N., n°2 ; Société Spéléologique de Namur {p. 10/21} : source de Vanmale p. 13 et 14

     Les jours suivants sont consacrés à l'exploration en scaphandre autonome de la Résurgence Vanmale , une des résurgences présumées de la Goule de Foussoubie.

    A 15 mètres au-delà de l'endroit où Maurice Delvaux avait fait demi-tour l'an dernier, je découvre la fin de ce magnifique siphon. Il a cinquante mètres. Le lendemain, nous le repassons, André Tillieux et moi, pour faire la topo de la vaste galerie découverte à sa suite. Elle est bordée d'un côté par de hauts talus glaiseux, au sommet desquels nous découvrons de nombreux nids d'oiseaux. Cela indique une communication avec l'air libre ce qui est fort intéressant pour la suite de l'exploration ; une communication avec l'extérieur éviterait un siphon malgré tout assez conséquent.

La galerie, elle, se termine assez vite par un deuxième siphon, vaste et imposant.

    André m'assure. C'est un grand puits noyé de pente quasi nulle. L'eau y est d'une merveilleuse limpidité ; il semble même qu'elle n'existe plus. En suspension à quelques mètres du sol, en état d'apesanteur, on éprouve cette impression extraordinairement réjouissante de faire de la spéléologie sans aucun effort. Bien malheureusement, la corde d'assurance vient me rappeler à la triste réalité ; elle m'empêche tout à coup de poursuivre l'exploration ; toute sa longueur étant déjà déroulée. La galerie, elle, continue là-bas, sans moi, tellement séduisante ! Hélas, nous ne sommes plus qu'un nombre restreint de plongeurs ; il faut donc remettre, combien à regret, la suite de la découverte de ce passionnant réseau à l'année prochaine.

{Croquis : Résurgence VANMALE, vue en plan, échelle 1/500}

 DESTREILLE Bob (1965) Relation d'une plongée de recherches effectuée en 1964 à la résurgence Vanmalle (Ardèche), en vue de contribuer à la solution de son énigme. dans Bulletin S.S.N., n°3 ; Société Spéléologique de Namur {p. 58/59} : p. 58/59

    Avec la reconnaissance des ultimes siphons de la Goule de Foussoubie (opération qui, pour diverses raisons, ne put être menée à bien cette année), la S.S .N. devait procéder à la "Résurgence Vanmale" à la poursuite des recherches entreprises dès 1963 (voir notre bulletin n°2 de mai 1964).

    Outre l'exploration proprement dite - si le second siphon se laissait franchir - le but des plongeurs namurois était de voir dans quelle mesure cette résurgence était en relation avec l’Évent de Foussoubie. S'agissait-il de digitations latérales de l’Évent ou bien de l'exutoire d'un énorme réseau parallèle à la Goule et dont ce que nous connaissions ne constituait que des annexes secondaires ? L'épaisseur du Karst surplombant l'Ardèche, tout autant que son étendue, autorisait de semblables hypothèses. Par contre, la topographie de ce même plateau ainsi d'ailleurs que son étude géologique ne menaient guère qu'à suppositions et incertitudes.

    Bref, des constatations "in situ" s'avéraient nécessaires.

    ...Après avoir franchi l'Ardèche, l'équipe au complet prit pied sous le porche d'entrée de la résurgence où Maurice Delvaux désigna les plongeurs effectifs. C'est ainsi que Lucienne Golenvaux, Éric De Royer et moi passâmes bientôt l'étroiture marquant le début du premier siphon reconnu l'an dernier.

    C'est ensuite la progression jusqu'au siphon suivant dans une galerie déjà décrite (voir bulletin n°2 de mai 1964). Le laryngophone que nous utilisons pour la première fois en Ardèche nous permet de tenir "la surface" au courant de nos déplacements.

    Honneur aux dames ! C'est Lucienne qui s'engage la première dans la vasque dont elle trouble la limpidité. Son séjour sub-aquatique ne sera pas long, une panne au détendeur d'air l'obligeant à faire immédiatement surface.

    C'est ensuite Éric qui lui succède. Nous imaginons, au gré des arrêts et du déroulement de la corde d'assurance dans cet univers tridimensionnel, notre compagnon effectuant des mesures et relevés destinés à mieux nous faire connaître la morphologie de ce système hydrogéologique.

    Quarante cinq mètres de corde sont dévidés lorsque le signal du retour se fait sentir. Bientôt, revoici Éric qui émerge et me donne toutes indications nécessaires pour qu'à mon tour je puisse prendre le relais.

    L'eau, cette fois, a perdu sa belle transparence. En suivant à l'aveuglette un fond irrégulier, vers -6 m , j'accède assez vite à un rétrécissement obliquant à droite pour ensuite rapidement s'élargir et reprendre la direction générale S.S.O. C'est ensuite une succession de vastes salles toujours ennoyées au sol très accidenté où se devinent crevasses et puits noirs.

    La résistance opposée par la corde que je hâle derrière moi devient de plus en plus grande maintenant qu'avec la visibilité retrouvée j'ai dépassé le point extrême atteint par Éric M'agrippant à la paroi, j'attire à moi le plus possible de corde et je continue avec le "mou" ainsi constitué. De signal quelconque, il n'est évidemment plus question. Confiant dans la bonne marche de mon détendeur et dans ma réserve d'air, je poursuis mon avance jusqu'à ce que je sois à bout de corde et cette fois définitivement. Mes tractions pour obtenir du "mou" sont vaines. Parvenu à ± 65 mètres du début du siphon, je dois faire demi-tour sans avoir pu satisfaire totalement ma curiosité. Aussi loin que j'aie pu le constater dans le rayon de mon phare, le profil, la direction et la hauteur d'eau de la galerie restaient constants.

    Ce fut à cet endroit le point extrême atteint dans la "Résurgence Vanmale" au cours de notre campagne 1964 en Ardèche. Son mystère reste entier ; 1965 le verra-t-il élucidé ?

 LÉGER Bertrand (1982) SPÉLÉO CLUB de LUTECE - Journal de la section plongée en Ardèche du dimanche 4 au samedi 31 juillet 1965. dans G.R.B. Liaisons, n°4 ; Groupe de Recherches Biospéléologiques, Paris {p. 51/60} : p. 52 et 59

Lundi 5 juillet 1965 Fontaine Vanmalle

    A 13 h, le matériel a été traversé et se trouve sous le porche de la fontaine Vanmalle. A 13 h 10, Bertrand et Alain, reliés par une glène et assurés par Jérôme, franchissent le premier siphon et installent la corde en main courante. Bertrand le repasse en sens inverse en rapportant l'autre bouteille pour que Jérôme le traverse à son tour. Tous les deux rejoignent Alain, tandis que Jean-François reste à l'assurance.

    La galerie qui suit est assez haute, et son plafond recèle des cheminées. Elle se termine à 90 m du premier siphon par un beau lac. A gauche de celui-ci s'ouvre le second siphon déjà tenté par la Société Spéléologique de Namur sur environ 60 m .

    Vu les manœuvres encore à effectuer pour repasser le premier siphon avec deux scaphandres pour trois plongeurs, un relais dans ces conditions serait trop dangereux, aussi est-il décidé de ne faire qu'une plongée de reconnaissance dans ce second siphon, en vue d'une future attaque. Bertrand, assuré par Alain, s'enfonce de 40 m . A cet endroit, la galerie fait un coude marqué vers la gauche et s'infléchit fortement. La visibilité est excellente. Au retour, Jérôme et Bertrand repassent d'abord le premier siphon, puis ce dernier ramène un scaphandre à Alain qui revient assuré par la corde guide. Nous finissons l'air des bouteilles en plongeant devant la plate-forme de Vanmalle où les fonds sont de 7 à 8 m . Lavons et rangeons le matériel ; retour au camp à 17 h 45.

[...]

 

Mardi 27 juillet 1965 Fontaine de Vanmalle

    Préparation et révision du matériel de plongée en vue de la tentative prévue à la Fontaine Vanmalle. A 19 h 45, Jérôme, Blasco et Bertrand sont prêts et traversent l'Ardèche. Ce dernier franchit le premier siphon et installe la corde en main courante. Blasco et Jérôme le rejoignent. Comme les précédentes plongées dans le second siphon ont montré que la progression y était impossible au-delà d'une certaine distance pour un seul plongeur assuré depuis la surface, nous allons donc y plonger à deux. Bertrand démarre en tête à 22 h 44, suivi par Jérôme à 50 m , lui-même assuré par Blasco. Il dépasse le coude que fait la galerie à 40 m , qui descend à partir de ce point en pente plus forte. A 62,5 m de l'entrée pour une profondeur de -17 m , le mou ne lui parvient plus. Il donne donc le signal de retour qui n'est pas immédiatement interprété, l'obligeant à ravaler de la corde à son niveau, tout en réitérant ce signal jusqu'à que celle-ci se tende enfin. Sortie à 20 h 55, soit après 11 mn de plongée.

    Avant de le refranchir en dernier, Jérôme fait un nœud sur la corde au départ du premier siphon. Nous en avons fait un autre à la sortie et pouvons ainsi obtenir une mesure précise de sa longueur. Il fait 30 m , juste en partant de l'entrée située la plus à gauche. A 22 h 40, nous avons traversé l'Ardèche.

 DESTREILLE Bob (1968) Recherches à la résurgence VAN MALE (Ardèche), campagne de 1966. dans Bulletin S.S.N., n°4 ; Société Spéléologique de Namur{p. 7/11} : p. 7/9

    Lors de notre séjour en Ardèche, cette année-là, nous avions inclus dans nos activités la poursuite de l'exploration de la résurgence Van Male. Deux tentatives de percée - fertiles en incidents - avaient déjà eu lieu les années précédentes. Notre courageuse équipière, Lucienne Rossignol*, y avait été victime d'une panne de détendeur qui faillit mettre un terme à ses activités sub-aquatiques déjà fort nombreuses. En assurance directe, j'avais péniblement réalisé 65 mètres dans le second siphon, sans pour autant déboucher à l'air libre. Le mystère de cette résurgence subsistait irritant et toujours entier.

    Cette année, l'équipe comprenait Éric de Royer, Jean-Marie Lefebvre, Blasco Scammacca et moi. Blasco, que nous connaissions de longue date comme spéléologue, débutait dans les siphons et était partisan de l'emploi de l'oxygène pur, fort utilisé dans sa lointaine Italie. La faible profondeur du premier siphon autorisant cette technique, nous avions donc accepté sa participation.

    Après avoir traversé l'Ardèche sous les regards des touristes encombrants et fort curieux, nous arrivons devant la petite vasque d'eau noirâtre et peu engageante qui constitue la porte d'entrée du premier siphon.

    Quelques incidents en émaillent le franchissement. L'assurance d’Éric se coince et, lors de l'émergence à proximité de la surface, notre compagnon doit se débattre en pleine eau en attendant stoïquement que l'on vienne débloquer son cordage, car son retour aurait irrémédiablement troublé l'eau et rendu aléatoire une seconde plongée sans corde guide. D'autre part, l'aspect rébarbatif du premier siphon impressionne Blasco au point de le faire renoncer à le franchir et à nous accompagner plus loin. Bref, c'est à trois que nous accédons au second siphon dont la merveilleuse et cristalline transparence arrachait à Jean-Marie des exclamations enthousiastes.

    Connaissant l'allure tortueuse de la base du vaste entonnoir qui donne accès aux grandes galeries, je plonge en tête et Jean-Marie me suit de près en se guidant sur le fil de mon dérouleur. Aussitôt parvenu au bas de la forte pente, je suis rejoint par des coulées de boue dont les lourdes et opaques volutes restreignent rapidement ma visibilité. A tâtons, je franchis l'étroiture et me retrouve ensuite dans un vaste couloir toujours noyé. Jean-Marie m'ayant rejoint, nous progressons de front en tenant le dérouleur entre nous. La galerie se poursuit large et taraudée latéralement par de petits conduits secondaires et en tous cas inaccessibles. Tapissé de fine argile, le plancher s'étale boursouflé de dunes que nous "survolons" dans le sifflement de nos détendeurs. Nous nageons à une profondeur moyenne de moins de douze mètres. Nous n'osons regarder en arrière car l'épais brouillard provoqué par notre double palmage n'a rien de réjouissant. Nous passons sous un pont rocheux, puis nous dépassons le point extrême de mon incursion précédente. Au-delà, toujours cette alternance de salles et de couloirs. Cependant, voici que notre siphon oblique à droite, se rétrécit nettement et finit par se subdiviser en deux conduits assez exigus, l'un vertical, l'autre se perdant au-delà d'une arche superbement sculptée. Je fais signe à Jean-Marie de rester et je m'étire dans ce dernier conduit. Quelques mètres de progression me convainquent de ce que ce passage est dangereusement exigu et, après avoir rejoint mon compagnon, je remonte dans l'embranchement vertical. Bientôt, dans le rayon de mon phare, scintille le classique miroir de la surface vue par le bas et j'accède enfin dans une salle de vingt mètres de long environ. Les parois en sont verticales et l'escalade impossible ; la voûte fort irrégulière se perd à une vingtaine de mètres de hauteur et ne présente apparemment aucune issue. Très circonspect quant à la respirabilité de l'air, j'ôte mon détendeur et inspire très prudemment, prêt à déceler l'éventuelle et nocive présence du gaz carbonique. Au bout de quelques minutes, je ne décèle rien et ne ressens aucun malaise. Ayant procédé aux différentes mesures avec Jean-Marie qui m'a rejoint entre-temps, je fixe l'extrémité de notre "nylon" à un bec rocheux et nous envisageons le retour vers Éric Inutile d'insister auprès de mon compagnon sur l'absolue nécessité de garder la main en contact permanent avec notre fil d'Ariane, car son moindre abandon dans l'opacité totale du retour équivaudrait à une mort certaine. Néanmoins, je suis inquiet car nous n'avons pas de mousqueton et une défaillance est toujours possible.     J'expédie Jean-Marie en avant et, soucieux d'éviter des coups de palmes en le suivant de trop près, j'attends de ne plus voir ses bulles crever en surface pour entamer le retour. Comme prévu, et malgré la lampe, il s'effectue dans une opacité absolue en se hâlant sur le fil tendu le long du plafond hérissé d'aspérités extrêmement gênantes. Je rejoins la surface de l'eau où m'attendent Éric, Jean-Marie et... Blasco. Celui-ci avait commis l'extrême imprudence de s'aventurer seul et à l'insu de tous dans le premier siphon. Je ne me fais pas faute de lui exprimer ma réprobation.

    La déception de ne pas avoir pu poursuivre au-delà du second siphon de cent mètres eut comme contre-partie positive l'élimination de toute incertitude en ce qui concernait cette mystérieuse résurgence.

* [NDLR : Lucienne ROSSIGNOL = Lucienne GOLENVAUX]

{Croquis : RESURGENCE VANMALE (plan, échelle 1/1000)}

 

{Topo 0283 : Résurgence de VANMALE (jusqu'au siphon 2)}

 

 

 TAILLADE Marcel (1971) L’Ardèche. dans L'inconnu souterrain, n°24 ; Spéléo Club de Lutèce, Paris {p. 16/19} : p. 18

    Les 28, 29 et 30 mars 1970, expédition sous la conduite de Michel Morand, avec la participation d'environ une douzaine de membres dont Louis Houssais, Marcel Taillade, Danièle Morand, Jean-Pierre Michaud, Bernard Guidon, Guy Boulley et Dominique Marin.

Goule de Foussoubie. Coloration à la Fluorescéine , 700 m en amont de la perte et observation de sa sortie 36 heures après l'entrée dans la Goule , à l'évent et à Vanmalle. Prise de température de l'eau de l’Évent Plongées de Jean-Pierre Michaud dans l'Ardèche, un peu plus loin que l'évent, en allant vers Vanmalle.

Vanmalle. Pose de fluocapteurs et observation de la sortie de la fluorescéine, constatée par Dominique Marin, Guy Boulley et Bernard Guidon.

 MAZELLIER Raoul (1971) Contribution à l'étude géologique et hydrogéologique des terrains crétacés du Bas-Vivarais. dans Thèse de Doctorat "Géologie appliquée", C.E.R.G.H. Montpellier {87 p.} : p. 65

Source de Valmalle (X:765,8 ; Y:232,7 ; Z:75)

    Cette source sort d'une grotte pénétrable sur quelques mètres, 2m au-dessus du lit de l'Ardèche. Elle est pérenne : son débit peut être supérieur à 100 l/s et à l'étiage de l'ordre de 2 l/s ; sa température avoisine les 13°5.

    La source de Valmalle est située à 1km à l'Est (en ligne droite) des Évents de Foussoubie et doit correspondre à une autre exsurgence du réseau.

    En effet, les spéléologues ont découvert dans la galerie principale de Foussoubie plusieurs pertes d'eau en direction de l'Est, au profit de fissures. Il est probable qu'une partie des eaux du réseau de Foussoubie, en particulier les eaux des galeries orientales aillent alimenter la source de Valmalle ; aucune coloration ne l'a hélas prouvé jusqu'ici.

 GUERIN Roland (1971) Un exemple du rôle de la tectonique et de la microtectonique dans la géométrie des écoulements karstiques fossiles et actuels : le Bas-Vivarais calcaire. dans Thèse de Doctorat 3° cycle de Techtonophysique, Université des Sciences et Techniques du Languedoc, Montpellier {105 p.} : p. 73

    Au karst récent il faut rattacher des pertes dans la rivière souterraine de Foussoubie, pertes vers l'Est conduisant une partie des eaux plus en aval dans les Gorges de l'Ardèche que la résurgence elle-même (à la source de Valmalle).

 SLAMA Pierre (1975) Coloration de Fonsubit. dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n°8 ; Montélimar Archéo Spéléo Club {} : p. 14

Précoloration de mars 1975 : 500 g de fluo le 23/3 + 500 g de bichromate le 25/3.

Il faut tenir compte que cet essai a été fait sans le contrôle de la sortie sous l'Ardèche et de la sortie Vanmale.

 BOISSIN Jean-Pierre (1975) Notice explicative de la carte hydrogéologique des Cévennes, du Bas-Vivarais et de la Vallée du Rhône entre Pont-St-Esprit et La Voulte. C.E .R.G.A., Montpellier {54 p.} : p. 33 et tableau XXV

Drainage en rive droite

    Ici existe un réseau très important, le réseau de Foussoubie, qui représente une rivière souterraine d'un trajet de 12 km depuis la goule jusqu'aux évents de Foussoubie ; le parcours aérien reste d'ailleurs visible sur photo aérienne. La source pérenne livre 2 l/s à l'étiage et les débits de crue des évents peuvent atteindre plusieurs mètres cubes par seconde.

    La source de Valmalle est en relation avec la rivière souterraine.

Tableau XXV

 

 

X

Y

Z

Auteur

Géologie

P/T

Q en l/s
ét.       Crue

Caractéristiques

41

Évents de
Foussoubie

765,00

233,30

80

Ma80

CUrgo

P

2         2000

réseau souterrain
(dév. 12 km )

42

Sce de fond de
l'Ardèche

765,20

233,20

62

Ma81

CUrgo

P

 

forte arrivée d’eau dans
le lit de l'Ardèche

43

Sce de Valmalle

765,80

232,70

75

Ma82

CUrgo

P

 

relation probable avec le
réseau de Foussoubie

 SLAMA Pierre (1977) Foussoubie, deuxième coloration, du 14 au 25 avril 1976. dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n°9 ; Montélimar Archéo Spéléo Club {p.33/39} : p.

14 avril :

    Après plusieurs coups de téléphone entre Paris et l'Ardèche pour contrôle des débits et de la météo, l'opération est décidée pour le 14 avril à 22 heures.

    A cette heure précise, le M.A.S.C. sous le contrôle d’Émile CHEILLETZ jettera 3 kg de fluorescéine dans la grande cuve d'entrée de la Goule de Foussoubie.

 

17 avril :

    Mon équipe arrive sur le terrain avec une demi-heure de retard, notre remorque à matériel ayant crevé. L'équipe de Michel MONTAGNIER est sur place. En une demi-heure, nous réglons le planning.

    Devant la Goule , je constate une erreur difficilement réparable. Le débit n'est plus que de quelques litres par seconde. Les chiffres permettant le calcul de la coloration ont été pris au maxi d'une mini vague de crue qui décroît rapidement. La faute est imputable à personne, nous n'avons pu installer notre débitmètre automatique faute de temps et de matériel. Les trois points de mesure de Daniel se sont avérés justes, mais insuffisants dans un pareil cas. Dès lors, la sortie de fluo est remise en question pour ces trois jours.

    A 12 heures, l'équipe des relevés ZMUDA-BOUJEMA arrive juste à temps pour remplacer l'équipe du M.A.S.C. en faction à l’Évent depuis déjà 18 heures de rang.

    A 13 heures, Daniel CHOCHOD accompagne MONTAGNIER et CAMBIANICA à Vanmal. Il les aide à installer le travelling qui permet de traverser l'Ardèche en canot, puis repart. Les deux gars doivent faire une garde de 20 heures.

    A 20 h, CHEILLETZ-SLAMA-AUDOUARD exécutent leur première ronde : Évent RAS - Vanmal RAS.

    A 24 h, deuxième ronde, même équipe : Évent RAS - Vanmal RAS, sinon la beauté du site avec un canot qui emprunte le travelling.

    Cette même journée, notre équipe spéléo a atteint ses objectifs (A. SCHLEICH - S. LEVRAY). Malgré le débit d'entrée, ils ont passé le Dernier Lac avec juste 20 cm avant l'amorçage siphonnant. Ils ont atteint le $15 et ont vu pour la première fois l'état de la S.S .N. lors d'une crue de la Goule. Ils ont remonté des renseignements scientifiques de la plus haute importance pour l'hydrologie, sans compter de précieux échantillons d'eau pour les relevés "fluo".

 

18 avril :

    A 8 h, avec Jean-Jacques, je me dirige vers l’Évent et Vanmal pour changer les équipes de surveillance.

    A l’Évent, GRZESIAM-PRALAT-LECAME prennent un tour de 10 heures ; même temps à Vanmal pour MARÇAIS & BERTIN.

    A 10 h, je suis à la station pour le rapport.

    A 11 h, je suis avec LEVRAY, SCHLEICH et le matériel photo sur l'aérodrome de Ruoms.

    Le pilote du M.A.S.C. venant de Montélimar nous prend en charge et redécolle aussitôt pour nous piloter sur l’Évent de Foussoubie. Aucune fluo n'est détectable. Écœuré, je demande au pilote de nous ramener à Ruoms avec une demi-heure d'avance sur le vol prévu.

    Dans la journée, Daniel CHOCHOD exécutera une mission d'échantillonnage au $20 de la Goule.

    Dans la soirée, mon moral n'est pas fameux, le débit de la Goule baisse et la fluo est toujours absente. L'équipe MONTAGNIER à l’Évent refuse de monter un tour de garde supplémentaire à cause d'un bal à Vallon. Heureusement, Daniel se propose pour assurer la permanence. Pour Vanmal, l'affaire est délicate, la permanence n'est plus assurée. Jean-Jacques et Marie-Claude se portent volontaires jusqu'à Minuit.

    A Minuit, devant Vanmal, mon équipe spéléo a décidé de reprendre la permanence, mais je préfère arrêter la mission de Vanmal, l'Ardèche paraît bien triste ce soir et le porche de Vanmal sinistre. Mes équipiers spéléos sont crevés, tant pis pour la surveillance, le moral des hommes avant tout.

 

19 avril :

    Une équipe range la station, une autre dirigée par J.J. AUDOUARD déséquipe Vanmal. L'équipe Jo - Daniel - Gérard arrête ses relevés à 12 h.

    Le planning étant respecté, nous repartons dans la soirée sans avoir vu la fluorescéine ressortir.

    La suite de la coloration a été permise grâce au M.A.S.C. pour la surveillance sur place. Émile CHEILLETZ dirigera ces opérations grâce à un système journalier téléphonique d'instructions et d'informations entre Paris & l'Ardèche.

 

20 avril :

    Dans la soirée, la fluo n'est toujours pas visible. Les analyses prouveront quand même qu'elle était détectable à l'U.V. depuis le 19 à 0 h, et qu'une mini-vague est apparue entre le 15 et le 16.

 

21 avril :

    La fluo sort en masse à l’Évent ; Vanmal est négative.

 

22 avril :

    Entre 12 h 30 et 15 h, trois contrôles sont effectués sur Vanmal et l’Évent Notons que pour Vanmal, Émile a trouvé un truc pour éviter le travelling sur l'Ardèche : le "canot-stop". Sur les nombreux canots descendant l'Ardèche, 2 canots allemands et un canot anglais se sont arrêtés ; merci pour les canots français. Ce même jour, il a été décidé que Daniel CHOCHOD doit descendre au $15 pour un prélèvement d'échantillons. Daniel ne trouve personne pour se risquer au $15 en temps de crue. Après consultation téléphonique entre l'Ardèche et Paris, nous décidons qu'Alain SCHLEICH descendra ce week-end par le train et aux frais du G.R.B.

 

23 avril :

    La fluo sort toujours en masse. (Contrôle de D. CHOCHOD)

 

24 avril :

    La fluo sort toujours en masse.

 

25 avril :

    Alain prend le train pour l'Ardèche. Il arrive à Montélimar à 7 h 30, le rendez-vous est fixé chez Émile De là, Daniel et Alain foncent sur la Goule. Ils s'équipent et descendent. Malheureusement, le débit a augmenté ces derniers jours d'un litre ou deux, le Dernier Lac siphonne presque. Il reste 3 ou 4 cm d'air. En nageant la bouche en haut, le moindre clapotis touche le plafond et empêche la progression. Le passage n'est permis qu'avec l'équipement plongée. La mort dans l'âme, notre équipe remonte sans parvenir à son but. En remontant, ils effectuent quand même d'estimables prélèvements au Dernier Lac, à la Grande Marmite , en bas du 12,80 m et en bas du 7 m . Vers 14 h, ils téléphonent à Paris pour annoncer l'échec. Je ne peux pas leur donner l'ordre de décrocher. Cette mission a été financièrement un échec relativement lourd pour le G.R.B.

 

2 mai :

    Une équipe du groupe Vulcain de Lyon, conduite par Pierre RIAS, délégué régional Rhône-Alpes, tente sous les conseils d’Émile d'atteindre le $15 pour effectuer les prélèvements hydrologiques. Arrivés à quelques centaines de mètres du camp de base, Pierre RIAS fera demi-tour. Il aura raison. En effet, la Goule est en débit mini mais les risques de crue peuvent être instantanés ; de plus, ils n'ont pas de technicien en surface pour les contrôles météo et hydrologiques et surtout, ils ne connaissent pas la Goule comme notre équipe.

    Mon équipe remercie les Vulcains pour l'aide qu'ils ont essayé de nous apporter. Qu'ils n'aient aucun regrets, notre propre équipe super-spécialisée dans la Goule a échoué la semaine précédente pour la même mission. La sagesse est de rigueur dans Foussoubie.

 

Compte-rendu technique Coloration Pâques 1976

    La coloration a bien failli tourner à la catastrophe. L'influence du débit était prévisible. La fluo a mis 158 heures pour traverser la Goule.

    Le moral des spéléos parisiens était super bas. Ils n'ont pas vu la moindre parcelle de fluo en 3 jours ; ils ne m'ont pas caché leur dégoût pour les colorations. La prochaine fois, je changerai de tactique en utilisant des éléments extérieurs à la spéléo.

    Heureusement Émile a gardé un bon moral et, tous les jours, lui-même ou des gars du M.A.S.C. font 100 km pour assurer les contrôles ; l'opération, si elle est coûteuse, finit par être payante et finalement nous obtenons le temps de sortie pour un débit contrôlé.

    Du coup, l'opération devient une réussite, une coloration à faible débit s'avère très valable pour la connaissance hydrologique de la Goule.

    Nous pouvons comparer les réactions de l'eau en fonction du débit grâce à la coloration précédente de 1975. Il ne nous reste plus qu'à pratiquer une coloration en forte crue.

    Nous ne pouvons pas exécuter de courbe mais par contre, nous avons fait un bel exploit technique. En 1975, nous avions remarqué que l'eau en faible débit disparaissait au Dernier Lac. La coloration Pâques 1976 a emprunté ce passage ; nos spéléos prenant un risque énorme, sont descendus au $15 en temps de crue et la fluo était présente.

    Un nouveau passage "jeune" se forme donc entre le Dernier Lac et la zone S.S.N. Ce passage explique les pics anormaux décelés à la dernière coloration.

    Notons encore que pour un faible débit, Vanmal est négative. Ces deux constatations sont capitales pour l'hydrologie de Foussoubie ; notre expérience n'a pas été vaine.

    Dans l'avenir, pour compléter nos connaissances, il faudrait, en premier lieu, jeter 500 g de fluo à la bifurcation S.S.N. Aval Ouest et Aval Est. La fluo étant jetée dans l'Aval Ouest, théoriquement, nous devrions la récupérer au niveau du $16 ou des Arcades.

    Cela implique une équipe spéléo très confirmée "nous en avons déjà eu l'exemple chez nous", une surveillance rigoureuse du débit d'entrée et de la météo régionale, et un débit d'entrée de 12 l/s maxi. Si nous réunissons toutes ces conditions, nous pouvons tenter l'aventure ; que les volontaires me fassent signe.

    En sécurité, nous placerons 2 bouteilles plongées après le Dernier Lac, et une bouteille avant le Dernier Lac. Cette dernière servant de sécurité, les deux autres étant pour le retour des spéléos au cas où le Dernier Lac ne siphonne. Il est indispensable que les deux spéléos de cette mission soient plongeurs souterrains.

    L'expérience pourra être tentée à partir de septembre 1977, lors des premières petites crues.

 SLAMA Pierre (1978) Coloration de Fontsubit. Compte-rendu technique fluo. dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n°10 ; Montélimar Archéo Spéléo Club {p.57/61 et 65} : p.

COLORATION DE FONSUBIT

{Photo CHEILLETZ Emile : Laché de 3 kg de fluo par Roger LORIDAN et Jacques CHEDHOMME}

Photo CHEILLETZ Émile (1976)

Roger LORIDAN et Jacques CHEDHOMME versent 3 kg de fluorescéine à 820 m en amont de la Goule de Foussoubie.

 

Compte-rendu technique fluo

    Le 11 novembre, à 16 h 15, 3 kg de fluo sont lâchés à 820 m en amont de la Goule. A 17 h, la fluo est à l'entrée de la Goule. A 22 h, la fluo a disparu de l'entrée.

    Le 12 novembre, la fluo ressort à l’Évent de Foussoubie vers 4 h du matin.

Chiffres à considérer

Coloration d'entrée sur les 820 m

Temps de parcours 45 mn

Vitesse moyenne de la rivière " La Planche " 18,22 m/mn ou 0,3 m/s

Débit d'entrée de la Goule à 16 h 15, environ 262 l/s

Nuage fluo = 5 h 45 mn

Coloration Goule-Évent

Temps de parcours 10 h

Distance Entrée Goule - Sortie Évent = 5360 m d'après topo de cette année

Vitesse moyenne 8,9 m/mn

Débit moyen d'entrée 262 l/s (soit un débit 3,3 fois plus grand que celui de la coloration de mars 75, et 24 à 28 fois supérieur à la coloration d'avril 76).

Coloration Goule - Vanmalle

Temps de parcours 37 h (environ)

Nuage 10 h (±2 h)

 

Récapitulation

    A partir de 3 kg de fluo lâchés en amont de la Goule , nous avons coloré l’Évent et Vanmalle dans les temps cités au précédent chapitre. En étudiant la courbe fluo de l’Évent, nous remarquons deux pics élevés, séparés par un temps de faible réponse. Ces pics sont comparables à ceux de la coloration de mars 75 (voir C.R. précédents). Compte-tenu des expéditions de novembre 74 et avril 76, auxquelles s'ajoute la découverte d'un départ étroit et inondé de 80 m au Dernier Lac cette année, nous pouvons affirmer, preuves à l'appui que la Goule emprunte un passage facile, "la galerie principale", et un passage encore inconnu qui va du Dernier Lac à la S.S .N., et rejoint l’Évent Les deux pics mettent visuellement en évidence un partage des eaux avec des différences de débit et de vitesse importantes.

    La plus belle surprise est la coloration de Vanmalle. Le S.C.L., il y a quelques années lors d'une coloration, a signalé de la fluo à Vanmalle, la colo ayant pour départ le même que le notre. Faute de preuves et de sérieux dans les C.R., nous n'y avons pas cru. Toutefois, une vérification s'imposait et elle s'est avérée positive.

    La coloration de Vanmalle n'a pas été détectée à vue. Lors de la coloration, l'Ardèche était en forte crue, et la sortie Vanmalle s'effectuait sous eau torrentielle, boueuse et chargée de matériaux divers (cailloux, tronc, et même voiture). Grâce à un ingénieux système, nous avons pu récupérer des échantillons au niveau de la sortie sous eau. Ces échantillons ont révélé des doses de 40 m3g, ce qui élimine tout risque de la fluo sortie en amont.

{Photo CHEILLETZ Emile (1976) : René DUMAS et sa femme, face à la source de Vanmale.}

Photo CHEILLETZ Émile (1976)

René DUMAS et sa femme, face à la source de Vanmale.

 

Incident météo

    Le 11, DUMAS René signale qu'une précipitation importante risque de nous toucher dans la nuit du 11, ou la matinée du 12. Le 12, à 5 h 30, la pluie commence. Nos pluviomètres indiqueront 21,3 mm d'eau tombée entre 5 h 30 et 18 h. Dans le cadre de la colo, nous ne pouvons inclure l'étude du bassin d'alimentation et de la météo locale qui sera fournie sur demande pour les administrations diverses, et automatiquement dans le prochain compte-rendu pour le G.R.B.

    Ces notes sont indispensables pour comprendre les réactions du réseau karstique et des nappes phréatiques. En attendant, certains chiffres sont déjà tombés :

Bassins d'alimentation de la Goule 17,4 km2

dont 9,15 km2 non karstique, et 8,25 km2 karstique.

    Avec nos 21,3 cm d'eau, et compte-tenu que toutes les nappes étaient au maxi, nous avons reçu près de 370 620 m3 d'eau dans la Planche , alors qu'elle débitait déjà 250 l/s avant la pluie. Les conséquences ont été foudroyantes. Dans la matinée, le débit d'entrée est passé de 250 à 400, 600 et 1000 l/s vers 13 h. L'eau était très chargée, formant un ruban impétueux de couleur "boue claire".

    Dans la soirée, la crue arrive à l’Évent nous assistons à un phénomène peu commun : le débordement de l’Évent Ce phénomène signifie que les sortie de la Goule ("sorties basses") ne peuvent laisser passer la réunion du débit d'entrée et des divers petits débits provenant de la S.S .N. Il en résulte un important siphonnage dans la zone de sortie, avec remontée des eaux en amont, donc pression importante en amont, d'où sortie des eaux sous pression à l’Évent, pression pouvant même former un véritable jet d'eau de très grande puissance dans les pires cas, fait signalé une fois, il y a de cela quelques années. A titre indicatif, le jet d'eau en question serait supérieur au m3/s.

    Notre fluo a certainement subi une vive poussée ce qui explique que nous ayons les mêmes temps que le bichro, alors que lui est beaucoup plus rapide.

 

Conclusion

    Les limites du bassin et du réseau vont de Vagnas à Vanmalle, en comprenant la nappe de Labastide-de-Virac, ceci pour la zone EST de la Goule. La zone OUEST semble limitée par le Rieussec. Toutefois, une branche de la S.S .N. Amont nous oblige à continuer les contrôles, car son apport est toujours inconnu.

    Parallèlement à cette coloration, la Goule du Rieussec a été également colorée. Aucun rapport n'a été enregistré entre le Rieussec et la Goule. Toutefois , ce rapport peut se situer plus en amont de la Goule du Rieussec. Il est intéressant de noter que la précipitation du 12 a touché le bassin de la Goule , sans toucher celui du Rieussec. Le Rieussec est resté en débit stable, l'Ardèche également, accentuant même une légère décrue.

{Courbe coloration de novembre 1976}

 MATTLET Jean-Marc (1979) Saison de plongée 1979 - Ardèche. dans Résurgence, n°61 ; Centre Routier Spéléo, Bruxelles {p.27 et 31} : p. 31

VAN MALE

    Autre résurgence située en aval du Pont d'Arc.

    Plongée par la S.S .N. dans les années soixante, Lucienne en connaît l'entrée : siphon 50 m , sans profondeur, suivi d'une galerie à l'air de 100 m , puis d'un second siphon.

    La réalité est à notre avantage : siphon 30 m ; puis vaste cloche ; siphon 20 m ; puis la vaste galerie. Nous plongeons tous les trois.

    Le matériel a souffert au cours des plongées précédentes, car 2 détendeurs sur 5 présentent des faiblesses. Lucienne plonge dans le troisième siphon seule.

    A 80 m , point bas -12, elle émerge dans un bas de puits, sans continuation apparente. Une deuxième cheminée vue à l'aller n'est pas retrouvée au retour, l'eau est très troublée.

    Il faudra rechercher la suite du conduit principal dans le fond, comme à Font-Vive. Siphon à revoir.

    A signaler la présence de castors (au moins un) dans la cavité. L'eau des deux premiers siphons était troublée avant le passage du premier, et nous en avons vu un spécimen nager dans le lac du $3 pendant la plongée de Lucienne.

 GOLENVAUX Lucienne et MATTLET Jean-Marc (1979) Plongées spéléologiques en Ardèche (6 au 13 août 1979). dans Bulletin S.S.N. 1979 ; Société Spéléologique de Namur {p.39/41} : p. 40/41

Résurgence Vanmale (La bastide de Virac)

    Nous vidons le reste de nos bouteilles à la Résurgence Vanmale , rive droite de l'Ardèche, en aval du Pont d'Arc, dont la jonction avec la Goule de Foussoubie reste toujours très hypothétique. Résurgence déjà explorée en partie par la S.S .N. en 1964.

    Plongeurs : Jean-Marc Mattlet, Jean-Marie Nogues, Lucienne Golenvaux.

    Siphon de 30 m , suivi de près par un siphon de 20 m . Une vaste galerie d'± 100 m , déjà connue de Lucienne, mène au siphon 3. Le matériel a légèrement souffert lors des plongées précédentes et 2 détendeurs présentent des faiblesses. Lucienne plonge donc seule le siphon 3. Il se présente sous forme d'un couloir assez étroit (1,5x2) et déchiqueté, entrecoupé d'élargissements au fond boueux. Point bas -12 m . A 80 m , elle émerge dans un réseau de cheminées sans continuation apparente? Une deuxième branche du siphon, vue à l'aller, n'est pas retrouvée au retour, car l'eau est fort troublée. A revoir. A signaler, la présence de castors. Jean-Marc et Jean-Marie en ont vu un gros spécimen nager dans le lac du siphon 3 pendant la plongée de Lucienne et attendre son retour avec eux.

 GOLENVAUX Lucienne et MATTLET Jean-Marc (1980) Compte-rendu très résumé des plongées S.S.N. en Ardèche du 6 au 13 août 1979. dans Info-Plongée, n°26 ; Commission Plongée de la Fédération Française de Spéléologie {} : p. 10

VAN MALE (Labastide-de-Virac). Exploration précédente S.S.N. 1964 3 plongeurs. Siphon 1, 30 m ; S2, 20 m ; galerie 70 m ; S3 déchiqueté et boueux, cheminée à 80 m après passage à -12.

    Important ne pas faire peur au castor inutilement, essuyer ses palmes avant d'entrer chez lui.

 LÉGER Bertrand et POGGIA Frédéric (1980)Activité janvier - février 1980. dans Info-Plongée, n°26 ; Commission Plongée de la Fédération Française de Spéléologie {} : p. 5

VANMALE fontaine, Vallon-Pont-d'Arc (Ardèche)

    Explos antérieures, 1962 LACROUX franchit le S1 long de 30 m ; 1962, 63, 64 les plongeurs de la S.S .NAMUR explorent le S2 sur 40 m ; 1965 les plongeurs du S.C.LUTECE (DUBOIS J., FIGUIER A., LÉGER B.) explorent sur 62 m le S2 (-17) ; 1966 les plongeurs de NAMUR (DESTREILLE B., LEFEBVRE J.-M.) franchissent le S2 long de 80 m et s'arrêtent dans une poche d'air ; 1977 Lucienne GOLENVAUX rééquipe le premier et le deuxième siphon.

Le 10 février, nous y faisons une nouvelle tentative, plongeurs ALBERTINI C., POGGIA F., LÉGER B. Dans la poche d'air après le S2 nous franchissons un siphon de 5 m , étroit et après dix mètres de diaclase exondée butons sur un 4° siphon, plongé en apnée, il révèle un amont et un aval à -4 m . Au retour à 60 m dans le S2, nous explorons une nouvelle galerie noyée qui semble constituer un aval du ruisseau. Longue de 80 m , elle présente un point bas à -27 m , terminus à -25 sur un puits en diaclase avec nombreux becquets, vue à -35 m . Avons rencontré un castor "ancêtre" dans le S1 qui nous a suivi jusqu'au S2 (déjà aperçu dans la galerie entre les 2 siphons par B. LÉGER en 1965).

 CHOUQUET Jean-Charles , PENEZ Patrick et VERGIER Frédéric (1981)Écho des profondeurs - Ardèche - Exploration des siphonistes Darboun Ragaïe 1980. dans Spelunca, n°2 ; Fédération Française de Spéléologie, Paris {} : p. 4 [Réédition quasi identique dans Info-Plongée n°30, Commission Plongée de la Fédération Française de Spéléologie {} : p. 5/6]

Résurgence de Vanmale. Labastide de Virac.

    Le S.S.S. Namur et B. Léger se succédèrent de 1962 à 1980 et explorent jusqu'au S4 (Info-Plongée n° 26). Le 24 juin nous franchissons le S4 et le S5. Arrêt sur escalade. Le 12 juillet, nous explorons la branche derrière le S5, explorant 300 m de galeries et deux remontées. Arrêt sur trémies. Le 14 septembre, nous explorons la branche active du S2 jusqu'à -45.

Plongeurs : JC Chouquet - P. Penez - F. Vergier.

 DROUIN Philippe (1981) Bilan des explorations spéléologiques dans la région Rhône-Alpes en 1980. dans Scialet, n°10 ; Comité Départemental de Spéléologie de l'Isère {p. 5/14} : p. 9

- Fontaine de Vanmale (Vallon Pont d'Arc) - Plongée du S3 ( 5 m ), 10 m de diaclase mènent ensuite devant un S4. Dans le S2, exploration de 80 m de galeries qui semblent être l'aval du ruisseau, point bas à -27 m ; terminus à -25 m sur un puits diaclase (B. LÉGER, C. ALBERTINI, F. POGGIA, Info Plongée 1980 (26)).

    Le S4 et le S5 sont franchis par la suite par les plongeurs des G.S.Ragaïe et Darboun : derrière, exploration de 300 m de galeries avec arrêt sur trémie. Poursuite de l'exploration dans la branche active du S2 jusqu'à -45 m (J.C. CHOUQUET, P. PENEZ, F. VERGIER, Info Plongée 1981 (30) et Spelunca 1981 (2)).

 CHOUQUET Jean-Charles (1981) Évent de Vanmale - Ardèche 07. Correspondance du 20 juin 1981 {} :

Évent de Vanmale Ardèche 07 Camping de la ROUVIERE

Historique

1962 

LACROUX 

S1 

63/64 

S.S. NAMUR 

S2 40 m

1965 

B. LÉGER 

S2 franchi 

1977 

B. LÉGER 

arrêt sur S4 

24/06/80 

J.C. CHOUQUET 
P. PENEZ

50 m post S5 
arrêt sur escalade

12/07/80 

250 m post S5 

14/07/80 

F. VERGIER 
P. PENEZ

S2 bis (amont) 
105 m, -25

Description

S1 (30, -3)

galerie 30 m actif

S2 (80, -14) départ à 50 m amont (105, -25)

cloche

S3 (5, -1)

galerie 20 m

S4 (10, -3)

galerie 20 m

S5 (15, -2)

galerie 15 m

Voûte mouillante

galerie 250 m arrêt sur trémie avec des racines, des débris de branches et des escargots (donc très près de la surface)

 FABRE Guilhem (1984) Hydrologie karstique des Gorges de l'Ardèche et de leurs marges. dans Méditerranée t.III, n°2 ; Revue Géographique Pays Méditerranéens {p. 71/77} : p. 73/74

{Fig. 1 : Identification des cavités points numérotés. 9: Source de Valmale.}

Rive droite

- 9: Source de Valmale : pérenne, Q d'étiage > 1, appartient au système de Foussoubie ;

- Foussoubie est avec 22 738 m de développement et une profondeur de -138 m (C. CHABERT? 1981 ; G. PLATIER) un système labyrinthiforme "de capture", en liaison à l'amont avec un réseau hydrographique subaérien (ruisseau de la Planche ) désorganisé (Goule) et en aval avec les évents supérieur et inférieur, l'aven Cordier, la source de Valmale et vraisemblablement des sources de fond situées dans le lit mineur de l'Ardèche. Son bassin d'alimentation, petit et très dépendant des conditions de surface, explique les mises en charge foudroyantes observées 2h pour que les laisses d'entrée siphonnent, débits à la Goule supérieur à 1 m3/sc (P. SLAMA et coll., 1981) et à plusieurs m3/sc aux évents où les eaux expulsées en crues traversent le lit de l'Ardèche pour atteindre la rive gauche.

 BELLEVILLE Luc (1985) Hydrologie karstique. Géométrie, fonctionnement et karstogenèse des systèmes karstiques des Gorges de l'Ardèche (Ardèche, Gard). dans Thèse de doctorat, Université scientifique et médicale "Géologie appliquée", Grenoble {228 p.} : p. 55/56, 90, 107/112, 162, 166/175, 182, 184, 191, 198/199 et 222 ; cité p. 65, 66 (fig.36), 67, 90, 94, 202/203 et 206

p. 55/56

{Fig. 30 : Environnement géologique et structural du réseau de Foussoubie.}

6) Source de Vanmalle (fig. 30)

    Cette émergence est située au niveau du lit de l'Ardèche où un porche s'interrompt rapidement sur un siphon. Plusieurs siphons successifs ont été plongé sur ce réseau totalisant près de 500 m de développement. La zone noyée s'étend sous l'Ardèche puisqu'un puits a permis d'atteindre un point bas à -45 m . Les conditions d'émergence n'ont pu être précisées. Les calcaires appartiennent toutefois à la base de la série urgonienne (Barrémien inférieur).

[...]

 

p.65

    Un début de karstification est plus affirmé aux sources de Vanmalle et de la Dragonnière. [...] Notons enfin que la zone amont, traversée par les derniers accidents N 50 occidentaux, présente des systèmes très karstifiés alimentés en partie par des pertes provenant de terrains non urgoniens. C'est le cas de la source de la Chaire et de l'évent de Foussoubie.

[...]

 

p. 65/67

Variations lithologiques et répartition des émergences

    Des variables lithologiques peuvent également être à l'origine de la répartition de certains caractères des émergences.

    On peut ainsi constater dans la zone centrale des gorges, l'existence de nombreux niveaux de base potentiels constitués par des changements lithologiques. Des petits bancs surmontés d'une barre massive peuvent en effet exercer un contrôle lithologique sur les exsurgences. L'intersection de ce contact avec l'Ardèche : le niveau de base majeur, sera marqué d'une part, par l'existence d'un rapide sur la rivière et indiquera d'autre part, une émergence potentielle aérienne.

    Signalons ainsi les sources du Figuier, de la Langue de Boeuf, de la Dragonnière , de la Châtaigneraie , du Parapluie. A l'amont et à l'aval des gorges, ces variations lithologiques sont moins fréquentes au niveau de l'Ardèche. Un contrôle tectonique va essentiellement s'opérer et définira avec le niveau de l'Ardèche les conditions d'émergence. Les écoulements ne seront pas limités par un plan subhorizontal d'origine stratigraphique et auront tendance à s'enfoncer. Les écoulements sortiront alors directement dans le lit de l'Ardèche, n'assurant une circulation aérienne qu'en période de crue.

    Ces observations sont à mettre en liaison avec les données stratigraphiques recueillies sur les coupes des calcaires urgoniens. L’Ardèche traverse des niveaux allant de l'Hauterivien au Barrémien inférieur de la source de Vanmalle à la source du Platane, c'est-à-dire jusqu'au dernier méga-accident N 50. Chaque accident de cette famille fait apparaître des terrains plus récents vers l'aval. Ces niveaux varient du Barrémien supérieur au Bédoulien sur le reste du tracé en se présentant plus régulièrement sous la forme de calcaires massifs. La tendance à l'immersion des apports du karst sera donc plus générale.

 

p. 66

{Figure 36 : Répartition des exsurgences des gorges selon les zones structurales}

p. 90

3 - 4 Mise en évidence d'une karstification profonde

    Quelques réseaux karstiques actifs, reconnus par plongée, atteignent des profondeurs importantes sous le niveau de l'Ardèche : -45 m à la source de Vanmalle, du Castor et -60 m à la source de l’Écluse. Ces réseaux posent le problème de leur karstogenèse. Comment cette karstification a-t-elle pu s'effectuer en l'absence d'un niveau de base correspondant à ces côtes inférieures ?

 

p. 94

[...]

    L'hypothèse 2, qui envisage dans un premier temps le creusement aérien des gorges puis dans un second temps l'installation des seules circulations souterraines, paraît la plus probable.

    - Il est difficile d'estimer la limite amont de ces réseaux profonds : ces écoulements ont-ils intéressé l'ensemble du plateau des Gras ou sa seule bordure orientale ? L'exploration de nombreux réseaux profonds dans le dernier tiers des gorges, tendrait à confirmer la seconde hypothèse si le réseau de Vanmalle ne présentait également un fort enfouissement. Il apparaît donc que ces circulations souterraines ont intéressé des surfaces importantes. Les méga fractures N 50 de la partie centrale des gorges sont susceptibles de constituer la zone charnière qui a favorisé l'infiltration des écoulements.

    - L'importante période de remblaiement pliocène a, en établissant un nouveau niveau de base pour les écoulements de surface, noyé l'ensemble de ces réseaux profonds. En dépit de l'imprécision de l'extension latérale de ce karst noyé, il semble qu'il puisse abriter des réserves notables.

 

p. 107/112

[...]

3 - 4 Le traçage de la Goule de Foussoubie

    Plusieurs colorations ont été effectuées sur la Goule de Foussoubie par le G.R.B. (Groupe de Recherches Biospéléologiques). Le but de ces manipulations n'était pas de mettre en évidence la relation entre la Goule et l’Évent de Foussoubie puisque des plongeurs belges avaient réalisé la jonction en 1967. Il s'agissait par contre de préciser les modalités d'écoulement dans le réseau lors d'épisodes hydrologiques différents.

Caractéristiques des traçages

    La Goule et l’Évent de Foussoubie sont distants de 3,4 km pour une dénivellation de 125 m , soit une pente moyenne de près de 4%. La source de Vanmalle, située à 1,5 km à l'aval de l’Évent de Foussoubie, est distante de 3,5 km de la Goule pour une dénivellation identique. Ces deux exsurgences ont été contrôlées.

    Les mesures ont été effectuées grâce à tube U.V. de type TW6W Philips et une gamme-étalon de fluorescéine. Nous ne connaissons pas la fiabilité de ce matériel. Le seuil de détectabilité est élevé, voisin de 10-9 kg/l. La précision des mesures n'est correcte que pour des concentrations excédant 10-8 kg/l.

Traçage de mars 1975 (fig. 57)

    La coloration a été réalisée en période de décrue : le débit de la Goule passe de 80 l/s au moment de l'injection à 5 l/s après une semaine. 0,5 kg de fluorescéine ont été lâchés dans la Goule. La vitesse d'arrivée du traceur est de 69 m/h à l’Évent, la source de Vanmalle n'a pas été contrôlée. Le pic de la crue n'a pas été perçu, il arrive rapidement et est suivi par une lente décroissance de la concentration.

Traçage d'avril 1976

    Cette coloration a été réalisée avec des débits faibles à la Goule : de l'ordre de quelques litres par seconde. 3 kg de fluorescéine ont été injectés. Le colorant a progressé à 35 m/h. La source de Vanmalle n'a pas présenté de colorant. Le colorant est sorti massivement durant plusieurs jours à l’Évent

Traçage de novembre 1976

    3 kg de colorant ont été injectés à 800 m à l'amont de la Goule. Le ruisseau déjà en crue (250 l/s lors de l'injection) a bénéficié de fortes précipitations ( 21,3 mm à Labastide-de-Virac) qui ont provoqué une crue de près d'un m3/s à la Goule. Les deux exsurgences de l’Évent de Foussoubie et de Vanmalle ont été atteintes par le traceur avec une vitesse minimale d'arrivée respectivement de 340 m/h et de 100 m/h (fig. 57).

    La courbe de restitution du traceur à l’Évent est bimodale. Une forte crue s'est déclenchée à la Goule après que le pic de concentration maximal ait été obtenu à l’Évent Cette poussée a remobilisé le colorant restant dans le réseau, ce qui se traduit par un second pic lors de la crue de l’Évent Notre analyse diffère de celle des auteurs de la coloration (P. SLAMA, 1976) qui concluaient à un double cheminement des eaux dans le réseau selon des vitesses différentes.

{Fig. 57 : Traçages de Foussoubie : courbes de restitution et hydrogrammes de la Goule}

Conclusions

    Ce triple traçage de la Goule de Foussoubie est riche en enseignements. Effectués dans des conditions hydrologiques différentes, crue exceptionnelle, faible crue et décrue, ces manipulations permettent de bien cerner ce réseau :

- Le réseau de Foussoubie est organisé autour d'un axe de drainage direct entre la Goule et l’Évent Ce réseau est en mesure d'évacuer de fortes crues en un temps minime, ce qui souligne un degré de karstification et de développement élevé.

- La contamination de la source de Vanmalle lors du traçage en crue est particulièrement intéressante. Une incertitude demeure : le colorant n'a-t-il pas été détecté à cette émergence, lors des autres traçages, par manque de précision des appareils de mesure, ou par une absence réelle ? Dans le cas de cette seconde hypothèse, il apparaît donc un changement des limites entre les bassins versants des deux émergences selon le régime hydrologique considéré. Les deux bassins versants géologiques sont indépendants en régime normal. En crue, lors de la saturation du réseau de Foussoubie, les eaux atteignant les côtes les plus élevées basculent vers le bassin de Vanmalle. Ce phénomène se retrouve probablement sur l'ensemble du plateau des Gras. L'organisation hydrogéologique en réseaux parallèles orientés vers les gorges de l'Ardèche favorise une telle fluctuation latérale des limites de bassins versants.

- Le tableau récapitulatif suivant permet de comparer ces différents traçages. Outre les temps et les vitesses minimales d'arrivée, t.min et v.min, il comprend le temps modal t.mod et la vitesse modale v.mod des particules ayant la plus forte probabilité d'arrivée.

 

{Tableau 2 : Caractéristiques des traçages de la goule de Foussoubie.}

Date

Masse de traceur

Débit d'injection

t.min

v.min

t.mod

v.mod

 

M ( kg)

Qi (l/s)

(h)

(m/h)

(h)

(m/h)

Mars 75 

0,5

80

50

68

76

45

Avril 76 

3

1 à 5

98

35

160

20

Nov. 76 

3

250

10

340

15

230

    Il est intéressant de remarquer que le temps modal d'arrivée du colorant est identique à une fois et demi le temps minimal. Quelles que soient les conditions hydrodynamiques, les modalités de transit du colorant sont similaires. Les eaux issues de la goule de Foussoubie ne séjournent que très peu dans ce réseau à fort pouvoir évacuateur. Elles n'ont donc probablement qu'un rôle limité dans la karstogenèse actuelle de la cavité.

 

3 - 5 Le multitraçage de la rive droite de l'Ardèche

{Fig. 58 : Contexte hydrogéologique des traçages de la rive droite de l'Ardèche. (5. Foussoubie ; 6. Vanmalle)}

    Deux traçages simultanés ont été réalisés à l'Est et au Sud-Est de Labastide-de-Virac, le 15 septembre 1983. Les deux injections ont été effectuées dans des zones lapiazées bien évoluées sans relation avec un écoulement d'eau. C'est donc grâce au camion-citerne des sapeurs-pompiers de Vallon-Pont-d'Arc que cette opération s'est déroulée.

Caractéristiques des traçages (fig. 58)

    2 kg de Rhodamine B poussés par 800 l d'eau ont été injectés, à 800 m à l'Est de Labastide-de-Virac, sur les reliefs urgoniens bordant la partie orientale de la dépression de Vagnas - Labastide. La cavité retenue se situe à la côte de 280 m . Le point d'injection est distant de 3,6 km de l’Évent de Foussoubie (et de 5,9 km en passant par la Goule ), de 3 km de la source de Vanmalle, de 2,6 km de la source de la Fare et d'environ 3 km des sources de la Langue de Boeuf et de la Dragonnière.

    2 kg de fluorescéine poussés par 1200 l d'eau ont été injectés dans un profond lapiaz dans la zone du Pied Chauvet, c'est-à-dire dans la zone septentrionale du Bois de Ronze. Le point d'injection côté 330 m est distant de 3,5 à 4,5 km des exsurgences des gorges : Vanmalle, Fare, Dragonnière, Gournier.

    L'ensemble des émergences des gorges précédemment citées a été échantillonné. Au Sud, les premières émergences rencontrées sont celles de la rive gauche de la Cèze. Par mesure de précaution, la plus important d'entre elles (la source de Monteils distante de 7,5 km du Pied Chauvet) a été équipée de fluocapteurs au charbon actif.

Objectifs

    Les deux zones d'infiltration retenues semblent appartenir au bassin versant de l'Ardèche. Elles sont en mesure d'alimenter de nombreuses émergences des gorges et la mise en évidence d'une relation serait déterminante pour la compréhension des écoulements de la bordure de la rive droite.

    Il serait également intéressant de préciser si le bassin de la Goule de Foussoubie draine les écoulements karstiques du bassin géographique de l'Ardèche. Le contrôle de la Goule permet d'envisager cette hypothèse.

Le Pied Chauvet est un secteur d'infiltration riche en lapiaz et comportant de nombreux avens. Il s'inscrit sur le tracé d'une faille N 50 plurikilométrique. La zone située à l'Est de Labastide est également voisine d'un accident parallèle qui aboutit à la source de la Dragonnière. Le problème du rôle hydrogéologique de ces accidents reste posé.

Résultats

    Les contrôles de la fluorescence ont été effectués durant un mois et demi sans qu'aucune trace de colorant ne soit apparue. Contre toute attente, aucune précipitation sérieuse n'a été enregistrée durant le premier mois de mesures. C'est seulement au 13 et 14 octobre 1983 que 45+ 90 mm sont tombés à Vallon-Pont-d'Arc.

Ces conditions météorologiques défavorables n'ont pas permis le transfert du colorant. La période d'étiage a laissé une large tranche superficielle complètement asséchée. Cette dernière a dû constituer un véritable piège pour le traceur.

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2. ÉTUDE HYDROCHIMIQUE

[...]

2 - 1. Les différents faciès géochimiques

2 - 1.1 Analyse des paramètres physico-chimiques

a) La température

    Un massif rocheux est soumis à un champ thermique, résultant du flux solaire (à cycle journalier et annuel) et du flux géothermique. Plusieurs zones thermiques peuvent être différenciées verticalement : ce sont les zones d'hétérothermie, neutre (hétérothermie annuelle) et d'homéothermie de H. SCHOELLER (1962). Les eaux vont le plus souvent se mettre en équilibre avec la roche qu'elles traversent. Elles prendront alors une température saisonnière pour un parcours superficiel, proche de la température moyenne annuelle de l'air pour un parcours plus profond, voire plus élevée pour une grande profondeur. Les travaux de C. ANDRIEUX (1976) sur le karst expérimental du Baget ont montré les particularités d'un aquifère karstique vis-à-vis des problèmes thermiques :

- L'existence d'une infiltration rapide peut amener à l'exutoire des eaux qui n'ont pas atteint l'équilibre thermique avec la roche. Il peut d'autre part se succéder à l'exutoire des eaux provenant de parties différentes du système karstique, ne présentant pas des températures identiques.

- En période d'étiage, il peut s'établir un gradient thermique à proximité de l'exutoire du fait des faibles vitesses d'écoulement. Les mesures obtenues ne correspondent alors pas à la température d'équilibre des réserves de la zone noyée.

    Les températures moyennes de l'air qui vont constituer des températures de référence, sont respectivement de 12°4 et 13°5 à Vallon-Pont-d'Arc et Bourg-St-Andéol pour les séries existantes. L'année 1982, ainsi que ses suivantes, montre un fort réchauffement avec une température moyenne annuelle de 14°9, commune aux deux stations. Ce paramètre très sélectif va permettre, par sa valeur moyenne et par les variations qu'il présente, de distinguer plusieurs familles :

- Les sources à température moyenne plus élevée que celle de l'air. Elles connaissent de très faibles variations de température. La source de la Fare est la plus chaude avec une valeur minimale supérieure à 15°. Les sources de Vanmalle, de la Dragonnière et de l'Aiguille se caractérisent également par des températures élevées. Ces sources du fond des gorges; disposées à près de 300 m sous la surface du plateau, ont profité du réchauffement lié au gradient géothermique. Elles sont peu ou pas influencées par l'infiltration directe et par la rupture du champ thermique à proximité de l'exutoire.

- Les sources comprises entre 13 et 14°, présentant de faibles variations de température. Cette température un peu plus faible correspond soit à des écoulements moins profonds (source du Tiourre et du Bas-Moulin), soit à des systèmes karstiques plus développés à proximité de l'exutoire, où les échanges thermiques sont facilités (source de Tourne).

- Les sources plus froides ou à grande variabilité annuelle. Elles sont liées à des alimentations rapides par pertes (sources du Boeuf, de la Chaire , de Foussoubie et de la Minoterie ).

 

b) La conductivité et la minéralisation

    La conductivité, étroitement liée à la minéralisation totale d'une eau, est un paramètre physique intéressant à étudier. Cette mesure représentative d'une eau est facile à réaliser et d'une très bonne précision.

    Les eaux du karst urgonien des Gras sont très conductrices, comprises entre 400 et 600 µS. Parmi les eaux les plus conductrices, dépassant toujours 500 µS, on peut distinguer :

- des eaux dont la minéralisation est essentiellement liée aux ions de l'équilibre des carbonates (HCO3- ; Ca2+ ; Mg2+) : ce sont les sources de Vanmalle, la Dragonnière , les évents de Gournier et de la Guigonne et principalement la source de la Fare ;

- des eaux dont la "fraction carbonatée" est moins prépondérante comme pour les sources de Tourne et du Passeron.

    A un degré moindre de minéralisation, on peut également distinguer :

- des eaux essentiellement bicarbonatées calciques : sources de l'Aiguille, du Tiourre, du Bas-Moulin ;

- des eaux à la minéralisation plus équilibrée : sources du Boeuf et de la Chaire.

    L'évent de Foussoubie présente des teneurs fluctuantes du fait de ses différentes sources d'alimentation et prend une place intermédiaire dans cette classification.

    Un diagramme conductivité-teneur en bicarbonates a été réalisé pour les émergences des gorges (fig. 79). Il s'appuie sur des analyses réalisées en 1983. Les champs des différentes émergences se superposent. Des variations apparaissent cependant selon la minéralisation carbonatée de la source et le pourcentage de celle-ci par rapport à la minéralisation totale.

{Fig. 79 : Diagramme conductivité-teneur en bicarbonates des émergences des gorges}

    La conductivité permet d'autre part, aisément, de mettre en évidence les sources issues d'un mélange des eaux du karst et des eaux de l'Ardèche. Les eaux de la rivière, comprises entre 150 et 200 µS, alimentent plusieurs émergences par des pertes souterraines. Les sources à alimentation mixte comme les sources de Richemale, du Crapaud, de l’Écluse., connaissent alors des conductivités intermédiaires proches de 300 µS.

    Quelques analyses ont également été réalisées sur des émergences provenant d'autres formations géologiques : Hauterivien et Ludien (source de Pierre Brune). Les mesures effectuées à l'étiage montrent des minéralisations plus faibles de l'ordre de 350 à 400 µS. Un diagramme conductivité-teneur en bicarbonates replace ces différentes analyses autour du domaine des émergences urgoniennes (fig. 80). Les pertes du ruisseau ont également été signalées. Elles constituent une famille d'eaux plus ou moins minéralisées de la perte du Rieussec à la Goule de Foussoubie. Ce domaine montre cependant une minéralisation plus équilibrée que celle des émergences urgoniennes.

{Fig. 80 : Diagramme conductivité-teneur en bicarbonates des émergences du massif des Gras}

c) Le pH et le gaz carbonique dissous

    Ces deux paramètres interdépendants jouent un rôle déterminant dans l'équilibre des carbonates et donc dans l'acquisition de l'essentiel de la minéralisation des sources karstiques. la solubilité des carbonates ne peut être effective qu'en présence de gaz carbonique dissous dans l'eau. C'est au niveau du sol que les eaux d'infiltration se chargent en gaz carbonique. Les connaissances actuelles sur les modalités de cette acquisition sont présentées par les travaux de M. BAKALOWICZ (1979). [...]

 

Tableau 26 : Mesures de terrain de l'indice de saturation ÆpH et de la pression en gaz carbonique dissous pCO2.

ÆpH  pCO2.10-2 atm

Date

23/01/83

1/03/83

22/03/83

20/04/83

20/05/83

27/07/83

1/09/83

Chaire 

+0,15

+0,20

+0,10

1,2

1,5

1,5

1,9

Foussoubie 

+0,35

+0,35

+0,25

1,8

/

/

1,5

Aiguille 

+0,25

+0,25

+0,30

1,6

1,6

1,3

1,3

Fare 

-0,05

/

+0,40

/

/

2,7

2,6

Tiourre 

-0,30

/

+0,40

1,6

2,2

/

2,0

Tourne 

/

/

+0,15

2,3

2,0

1,7

/

    Ces valeurs très ponctuelles ne traduisent pas les variations rapides que peuvent connaître les systèmes karstiques. Elles reflètent cependant la tendance des émergences. Les analyses hivernales montrent un état de sursaturation pour la majorité des émergences, dû probablement à la faible production biologique en surface. Les teneurs en gaz carbonique dissous, exprimées par leur pression en gaz équilibrante, sont élevées par rapport à celles connues dans la littérature. La température de l'air, relativement élevée, favorise la production de CO2 dans le sol et corrélativement sa forte pression dans l'aquifère. Une exagération systématique de la mesure est également possible. L'étude de ces teneurs permet de distinguer des émergences riches en CO2 dissous comme les sources de la Fare , de Tourne, de Vanmalle, de la Dragonnière et à un degré moindre, du Tiourre. Plusieurs hypothèses peuvent expliquer ce caractère :

- Les autres émergences des gorges connaissent un dégazage plus poussé au voisinage de l'exutoire, responsable de la sursaturation de l'eau.

- Un transit rapide amène à l'exutoire des eaux n'ayant pas atteint l'équilibre avec les carbonates. Ce processus peut se réaliser en dehors des périodes d'étiage et d'autant plus facilement que le système est karstifié (c'est le cas du réseau de Tourne).

- La source de la Fare , du fait de sa structure, ne semble pas en mesure d'évacuer un tel type d'eau. Elle présente les plus fortes teneurs du massif en CO2 dissous, ainsi que la température la plus élevée. Une partie du CO2 dissous pourrait être d'origine profonde. Le gaz aurait atteint la surface après une remontée le long des méga failles N 50.

[...]

 

d) Les sulfates

    Les ions sulfates peuvent provenir de diverses origines :

- de la dissolution de l'anhydride CaSO4 :

- de pluies acides après oxydation du soufre atmosphérique, lui-même résidu de combustions ;

- de l'oxydation du soufre de la pyrite.

    Il s'agit là de l'origine la plus fréquente des sulfates dans les roches carbonatées. La mise en solution de ces ions résulte d'une succession de réactions lentes. Ils marquent donc des eaux à long temps de séjour.

    Les teneurs en sulfates différencient les émergences des gorges. Les plus fortes teneurs rencontrées (supérieures à 50 mg/l) ont été mesurées sur les différentes pertes du plateau : Goule de Foussoubie, perte de Pissevieille et du Rieussec. Les émergences alimentées par ces écoulements présentent des concentrations en sulfates élevées en rapport avec l'importance de ces circulations : source de Foussoubie, de la Chaire et du Boeuf. Les sulfates ne proviennent pas alors de la masse carbonatée mais des niveaux marneux du plateau (Aptien marneux, Crétacé supérieur, Hauterivien). Les sources de la bordure orientale : sources du Passeron et de Tourne sont également riches en sulfates. Leur origine semble également superficielle, liée à la percolation dans les niveaux plus marneux du Bédoulien supérieur. Les émergences du centre des gorges possèdent des teneurs faibles et moins fluctuantes : sources de l'Aiguille, du Tiourre, de la Dragonnière , de Vanmalle et même très faibles : source de la Fare.

 

e) Chlorures, sodium et potassium

    Ces ions sont, dans le contexte étudié, presque exclusivement d'origine météorique, ce qui explique leurs faibles teneurs. L'évent de Foussoubie et les sources orientales de Tourne et du Passeron sont les plus chlorurées. L'origine de ces légères anomalies n'est pas expliquée. Le rapport sodium-potassium ne présente pas de variation significatives entre les émergences. La teneur en potassium de l'Ardèche augmente lors de certaines périodes. Ces anomalies sont restituées au niveau des sources issues d'un mélange entre les eaux de la rivière et du karst : sources de Richemale, de l’Écluse., ...

 

2 - 1.2 Définition de faciès géochimiques

    Plusieurs types de représentation de la composition chimique moyenne des eaux ont été utilisés. Il a été fait appel aux paramètres les plus discriminants de manière à bien individualiser les différents faciès existants.

 

a) Les diagrammes de SCHOELLER-BERKALOFF simplifiés

    Ces diagrammes (fig. 81) qui permettent une vue d'ensemble de la composition chimique d'une eau ont été regroupés selon des faciès voisins. On distingue :

- des eaux très bicarbonatées, sulfatées et chlorurées : sources de Tourne et du Passeron ;

- des eaux très bicarbonatées, peu sulfatées et chlorurées : sources de la Dragonnière et de la Fare ;

- des eaux bicarbonatées, sulfatées : sources de la Chaire et de Foussoubie ;

- des eaux bicarbonatées, peu sulfatées et chlorurées : sources de l'Aiguille et du Tiourre.

    L'essentiel de cette première classification se résume à la part respective des ions bicarbonates et sulfates qu'il convient donc d'analyser.

 

b) Étude du rapport

{Fig. 81 : Diagrammes simplifiés de SCHOELLER-BERKALOFF.}

    L'étude graphique de la conductivité, c'est-à-dire de la minéralisation totale en fonction de la teneur en bicarbonates a permis de différencier plusieurs familles d'émergences (§ 2.1.1.b). Il apparaît dans ce diagramme que le rapport entre la "fraction carbonatée" (HCO3- ou HCO3- et Ca2+) et la minéralisation totale est déterminant. L'ion sulfate étant l'ion le plus représenté après les ions du système CO2-H2O-CaCO3, sa comparaison avec l'ion bicarbonate affine cette première classification. L'étude du rapport r HCO3- / r SO42- permet d'individualiser 3 familles d'émergences selon que ce rapport est inférieur à 10, compris entre 10 et 20 ou supérieur à 30.

 

Tableau 27 : Valeurs du rapport caractéristique moyen r HCO3- / r SO42- pour différentes émergences des gorges.

CHAIRE 7,9 ; FOUSSOUBIE 8,1 ; TOURNE 9,2 ; PASSERON 9,2 ; AIGUILLE 12,6 ; TIOURRE 13,8 ; BAS-MOULIN 13,5 ; VANMALLE 30,0 ; DRAGONNIÈRE 31,0 ; FARE 51,8

 

    Ce rapport semble évoluer selon la nature géologique du bassin versant de l'émergence, d'un pôle possédant une composante marneuse vers un pôle exclusivement carbonaté. La source de l'Aiguille montre une affinité marquée avec les sources du Tiourre et du Bas-Moulin, alimentées en partie par des terrains hauteriviens. Cette similitude tendrait à prouver une alimentation de cette émergence par les terrains hauteriviens de la dépression de Saint-Remèze, ce qui n'avait pas été confirmé par les expériences de traçage. L'adjonction du paramètre température que l'on a vu très sélectif, paraît intéressante. Il évolue en effet globalement de la même manière que le rapport étudié. Quatre familles peuvent être distinguées sur le diagramme r HCO3- / r SO42- = f(T) (fig. 82) :

1. Les résurgences de la rive droite des gorges. Les sources de la Chaire , du Boeuf et de Foussoubie sont alimentées en partie par les pertes des ruisseaux qui drainent les terrains du Ludien et du Crétacé supérieur. Ce sont des réseaux bien développés.

2. Les sources orientales. Les sources de Tourne et du Passeron possèdent une minéralisation plus diversifiée, probablement liée à la nature plus marneuse des couches aptiennes affleurant sur le plateau, ainsi qu'à la perte alimentant la source de Tourne. Ces émergences sont en relation avec des aquifères très karstifiés.

3. Les sources de la zone de transition Urgonien - Hauterivien. Les émergences de l'Aiguille, du Bas-Moulin et du Tiourre sont issues d'aquifères peu karstifiés présentant des teneurs moyennes stables dans les différents éléments.

4. Les sources de la partie centrale des gorges. Ces émergences situées sous une épaisse série de calcaires urgoniens sont directement alimentées par les précipitations. Elles sont relativement chaudes, très bicarbonatées et peu sulfatées, et possèdent une forte teneur en gaz carbonique dissous. Les sources de Vanmalle, de la Fare , de la Dragonnière sont les plus caractéristiques.

{Fig. 82 : Diagramme température moyenne - rapport caractéristique r HCO3- / r SO42-.}

    L'émergence de la Fare prend toutefois une place remarquable dans le diagramme utilisé. Cet aquifère peu karstifié doit être très faiblement alimenté par des eaux d'infiltration rapide. Il est possible qu'il soit atteint par des venues de gaz carbonique profond.

    Deux types d'émergences restent difficilement classables du point de vue de leurs propriétés hydrochimiques.

- Les émergences immergées de Gournier, de la Guigonne et du Castor, qui figurent parmi les plus importants réseaux des gorges, ne peuvent être régulièrement contrôlées. Les prélèvements en "siphon", c'est-à-dire au toit de la zone noyée, sont peu représentatifs car les paramètres physico-chimiques sont modifiés par les échanges avec l'air. Les mesures ponctuelles en crue tendraient à rattacher ces exsurgences au dernier groupe.

- Les analyses des eaux issues du mélange des eaux du karst et de l'Ardèche ne peuvent permettre de caractériser les apports propres du karst. C'est le cas des sources de Richemale, du Crapaud et de l’Écluse.

p. 182

2 - 2.5 La source de la Fare (fig. 88)

a) La température

    L'amplitude des variations de température est faible : inférieure à 0,45°C. Les températures maximales les plus élevées de la région sont de 15°45 en étiage d'hiver et d'été : c'est la température d'équilibre avec la roche.

 

b) La conductivité et la minéralisation carbonatée

    Ces valeurs relativement constantes peuvent chuter en fin d'étiage du fait de la libération du gaz carbonique dissous. Notons que ces eaux sont relativement riches en gaz toute l'année, ce qui pourrait laisser supposer des apports profonds le long de l'accident de Saint-Remèze.

    La teneur en sulfates est particulièrement faible et ce, principalement durant l'étiage.

    Les faibles variations de température et de teneurs en ions attestent l'existence d'un aquifère fissuré.

p. 184

{Fig. 88 : Évolution des paramètres géochimiques des sources de la Fare et de Vanmalle.}

p. 191

3 - 2 Étude des courbes de récession de l'été 1983

3 - 2.1 Conditions générales

    L'étiage estival de l'année 1983 s'est révélé très favorable à une étude du tarissement. il a fait suite à une recharge importante au cours du printemps : 118 mm de pluies à Vallon-Pont-d'Arc en avril, 69 mm en mai.

    La décrue s'est amorcée le 19 mai, le tarissement qui lui a fait suite n'a alors été influencé que par deux épisodes pluvieux : le premier du 25 au 26 juin, le second du 23 août au 10 septembre. C'est au cours de cette dernière période et après une récession de 96 jours que l'étude s'est arrêtée sur la plupart des sources. Le tarissement s'est alors prolongé jusqu'au 15 octobre, soit au total sur 149 jours.

    Les problèmes de mesures se sont posés sur de nombreuses émergences possédant des sorties en partie ou en totalité sous l'Ardèche et n'ont pu être réglés.

    Les sources de la Chaire , de l'Aiguille, du Vallon, du Tiourre et plus succinctement de Vanmalle ont été suivies. La source de Tourne inférieure, ou Goul de la Tannerie à Bourg-Saint-Andéol a également été contrôlée. Elle constitue en effet la plus grosse émergence régionale et, bien que située dans le bassin versant du Rhône, elle demeure un point de comparaison intéressant.

[...]

 

p. 198/199

3 - 2.6 Source de Vanmalle

    Ne possédant que de trop rares mesures, nous ne pouvons qu'estimer

Coefficient de tarissement = 0,027

Qr0 = 19 l/s

d'où Q = 19 e-0,027t.

 

3 - 2.7 Conclusions

a) Tableau récapitulatif

{Tableau 28 : Caractéristiques hydrodynamiques de quelques émergences des gorges.}

b) Caractéristiques hydrodynamiques et structure du karst

    L'étude d'une seule récession par système constitue un handicap pour une généralisation des résultats. Ils n'en conservent pas moins une valeurs indicative analysable.

    Des caractères généraux du karst se dessinent :

- Ce sont de petits systèmes quant aux débits qui transitent. L'existence du niveau de base continu que constitue l'Ardèche a multiplié les systèmes et en a donc réduit la taille.

- Ces systèmes possèdent des coefficients de tarissement assez élevés qui traduisent une forte aptitude à la vidange des réserves et par là-même une karstification à l'aval bien ébauchée.

- L'effet de l'infiltration est de courte durée ; une quinzaine de jours suffit pour que la quasi totalité des apports de la zone non saturée ait gagnée la zone noyée. Seule, la source de la Chaire présente un retard de l'infiltration plus grand, mais une partie de son bassin versant recoupe des terrains non karstiques ayant une plus forte inertie.

    La karstification semble donc également développée à l'amont du système, c'est-à-dire au niveau de la tranche supérieure où s'effectue l'infiltration.

    Malgré ces conclusions toutes relatives, il faut considérer les systèmes karstiques des gorges comme des réseaux jeunes et mal hiérarchisés.

- Les volumes de réserve sont modestes, mais à la taille de ces systèmes karstiques. Leur pouvoir régulateur annuel assez important pour les sources de calcaires à tendance fissurée tend à diminuer pour les systèmes plus évolués. La zone noyée, limitée au-dessus de l'exutoire, peut par contre abriter des réserves importantes sous le niveau de l'Ardèche comme le laisse supposer la karstogenèse.

 

p. 202-203

6. Conclusions

[...]

    Le karst actif des gorges est représenté par de nombreux systèmes karstiques juxtaposés le long de la rivière. Cet aquifère possède les caractères d'un karst jeune, peu hiérarchisé, aux faibles possibilités de stockage au-dessus de l'exutoire. L'analyse par émergence montre cependant de grades différences entre les aquifères fissurés très peu karstifiés de l'Aiguille, de la Fare et du Tiourre, et des aquifères de plus en plus organisés comme ceux de la Chaire , de Foussoubie et de Tourne sur le versant Rhône. Certains systèmes restent mal définis du fait de l'impossibilité d'accéder aux écoulements pérennes immergés : c'est le cas des systèmes karstiques de Gournier, de la Guigonne , du Castor. Ces réseaux, qui présentent un large collecteur développé, s'apparentent aux systèmes plus évolués..

[...]

 

p. 206

CONCLUSIONS GÉNÉRALES

[...]

2) Le fonctionnement et la structure du karst

    La modeste importance et la multiplicité des systèmes karstiques soulignent le faible degré d'évolution du karst actif. Ces caractères sont confirmés par l'étude hydrochimique. L'analyse de l'évolution des paramètre géochimiques, les courbes de distribution des bicarbonates montrent la présence de systèmes peu hiérarchisés allant des émergences de calcaires fissurés (sources de l'Aiguille, de la Fare , ...) à des systèmes peu karstifiés (sources de la Dragonnière , de Vanmalle, de la Chaire , ...). Quelques réseaux évolués, alimentés en partie par des pertes, présentent une organisation plus élaborée (évent de Foussoubie, réseau de Tourne). L'étude hydrodynamique apporte des conclusions identiques.

[...]

 

p. 220/223

{Annexe 3 : Résultats numériques des analyses chimiques.

Techniques d'analyses :

Les différentes méthodes de dosage des ions ont été les suivantes :

- THT, Ca2+, Mg2+ : dosage compléxométrique

- Na+, K+ : dosage par spectrométrie d'absorption (Na+) et d'émission atomique (K+)

- HCO3- : dosage acidimétrique

- Cl- : méthode du nitrate mercurique

- SO42- : dosage par spectrocolorimétrie

Tableaux numériques :

T est exprimé en °C ; C en µS ; Q en l/s ; THT en degrés français ; les différents ions en mg/l.

Le numéro d'inventaire précède le nom de l'exsurgence.}

[...]

 

p. 222

{Tableau 28 : 6. Source de Vanmale.}

 


GOMBERT Philippe (1988) Hydrogéologie et karstogenèse du Bas-Vivarais calcaire (Ardèche - France). dans Thèse de Doctorat, Mécanique - Génie mécanique - Génie civil (Spéc. : Science de l'eau et aménagement), Université des Sciences et Techniques du Languedoc, Montpellier {483 p.} : p. 309

4 - Résultats des opérations de traçage

4.1 Présentation des expériences

4.1.1 Sur le plateau de SAINT-REMEZE

[...]

4.1.2 Sur le plateau du BOIS DE RONZE

    A titre indicatif, on a noté les résultats de six traçages réalisés par L. BELLEVILLE en rive droite de l'ARDECHE sur le plateau du BOIS DE RONZE.

- Les deux colorations réalisées à partir de la surface (lapiaz) avec injection simultanée d'eau ne sont pas ressorties ;

- les vitesses observées entre la goule et l'évent de FOUSSOUBIE lors de trois expériences de traçage varient de 35 m/h en étiage à 340 m/h en forte crue. Le rapport entre les vitesses maximale et modale du traceur vaut 1,5 quel que soit le débit entrant (qui a varié de 5 à 250 l/s) ; il s'agit d'un réseau à fort pouvoir évacuateur, caractérisé par une pente moyenne importante (4%) ; grâce aux nombreuses plongées dont il a fait l'objet, on sait que le diamètre de ses différentes galeries est d'ordre métrique ;

- la distance et la dénivellation de la source de VANMALLE par rapport à la goule et à l'évent de FOUSSOUBIE sont identiques (respectivement 3,4 km et 125 m ) : cependant l'évent a été contaminé lors des trois essais de coloration tandis que la source de VANMALLE ne l'a été qu'au troisième, réalisé en crue (vitesse maximale de circulation de 100 m/h).

    Il semble donc exister une fluctuation des limites des bassins hydrogéologiques en fonction du régime d'écoulement et de l'état des réserves karstiques. Pour L. BELLEVILLE, il doit s'agir d'un trait d'ensemble du karst du plateau des GRAS, que favoriserait l'organisation hydrogéologique en réseaux parallèles orientés vers les gorges de l'ARDECHE.

 LE ROUX Patrick (1989) Système Goule - Évent de Foussoubie. dans Spéléo sportive en Ardèche de DROUIN Philippe et MARCHAND Thierry, Éditions Edisud, Aix-en-Provence {p. 49/58} : p. 49 et 58

p.49

    Par gros orages, la Goule de Foussoubie absorbe les eaux de la dépression Labastide-de-Virac / Vagnas, et après un parcours souterrain complexe de 3,4 km à vol d'oiseau, les eaux rejaillissent à l’Évent de Foussoubie, 800 m en amont du Pont d'Arc. Les colorations sont également ressorties à la Source de Vanmalle, en aval du Pont d'Arc, mais aucune galerie n'a, jusqu'à ce jour, été découverte en direction de cette cavité.

 

p.58

Perspectives

    S'il ne subsiste guère de grands espoirs de continuations dans Foussoubie, de très nombreux points d'interrogations subsistent tout de même. Ces zones étroites, obstruées ou noyées, sont réparties sur l'ensemble du réseau.

    Le point principal restant à élucider est celui de la réapparition des colorants à la Source de Vanmalle située en aval du Pont d'Arc.

 MONTEIL Philippe (1995) Compte-rendu d'activité spéléologique CESAME 1995. dans La botte, n°14 ; Comité Départemental de Spéléologie de la Loire {p. 23/26} : p. 23

Plongées spéléo

Depuis septembre 94, de nombreuses plongées pour les BAUDU :

[...]

- Résurgence de Vanmale (07) : 5h20 en 5 explo pour Jean-Pierre.

 SALVAYRE Henri (2000) Siphons des rivières souterraines de France. Chez l'auteur {477 p.} : p. 54

193. Vanmale (fontaine)

I.     Fontaine Vanmale.

II. Labastide de Virac.

III.

IV. S1 : L30, P3 ; G2 : 20 m ; S2 : L8O, P14 ; G3 : poche d'air ; S3 : L5, P1 ; G4 : 10 m (diaclase) ; S4 : L10, P3 ; G5 : 300 m : non franchi, arrêt sur trémie après le S5. Au retour, à 60 m dans S2, nouveau siphon, branche active S2bis : L8O, P45 (arrêt sur un puits en diaclase). Présence d'un castor.

V. 1962, R. Lacroux ;

     1963-64, S.S.S. Namur ;

     1965, S.C. Lutèce : J. Dubois, A. Figuier, B. Léger ;

     1977, Lucienne Golenvaux ;

     1980, C . Albertini, B. Léger, F. Poggia ;

     1980, J.C. Chouquet, P. Penez, F. Vergier.

VI. 1963, R. Lacroux, Spelunca n°2 ;

     1980, I.P. n°26 p. 7 ;

     1981, I.P. n°30 p. 4 ;

     1982, Spelunca n°6 p. 5 ;

     1991, J.F. Arnefaux, Bull. C.P.S. Ile de France n°10 p. 38.

 TREBUCHON Jean (2001) Préface - Foussoubie... dans Rapport Stage national "Équipier scientifique 2000" - Module 2 du cursus moniteur fédéral de spéléologie - 3 au 8 juillet 1998 [sic] - Système de Foussoubie (Vagnas, Labastide-de-Virac, Salavas - Ardèche) - Topographie, Biospéologie, Géomorphologie, Hydrogéologie. Fédération Française de Spéléologie et École Française de Spéléologie {p. 3/4} : p. 4

    Bien des spéléos s'acharnèrent sur ce réseau de la Goule , qui le méritait bien puisqu'il devint l'un des plus importants du département. Mais il reste à faire... rien notamment n'a été découvert en direction de Vanmale, proche de chez moi. Et portant des colorations prouvèrent des liaisons.

    Tant mieux pour ceux qui nous succèdent...

 BAUDU Jean-Pierre (2004) Courriel BAUDU / LE ROUX du 11/06/2004.

Vanmale

11/03/1995

Première reconnaissance, le S1 est encombré de branches apportées par un castor. Nettoyage des branches et des fils ; plongée du S2 sur 80 m , -25,5 m .

18/03/1995

Mise au clair d'une partie du fil dans le S2. J'en profite pour reconnaître le S2bis jusqu'à 100 m . Je sors aussi les S2 et S3. Je me rends déjà compte que cette résurgence est un gros travail à elle seule.

06/05/1995

Je tente la descente du puits du S2bis, mais je fais demi-tour sur mauvaise impression. La visibilité est nulle, et je perds le fil que je retrouve rapidement.

07/05/1995

Je descends le puits et m'arrête à 130 m , -36 m dans un déluge de roches pourries qui me dépassent dans la descente. Je fais demi-tour devant une remontée.

08/05/1995

Je plonge dans le S2bis sur 180 m , avec arrêt dans du massif à -38 m .

11/05/1996

Je reviens pour voir un départ repéré, mais sans pouvoir passer à cause de la touille très importante.

12/04/2003

Je retourne voir ce réseau et plonge la branche de gauche pour me rendre compte de l'ampleur du travail. Je m'arrête après le S5 sur une escalade qui mérite une corde pour redescendre.

Remarques :

- Le S2 doit être équipé à chaque plongée, et est piégeant par la présence des branchages. A chaque plongée, je rencontre le castor entre le S1 et le S2.

- Les galeries qui font suite sont très découpées dans un calcaire pourri. Les prises cassent sous le passage, ou dégringolent sous l'action des bulles lâchées du détendeur de plongée. Au retour, la visibilité est pratiquement nulle partout. L'étroitesse du réseau ne permet pas un déplacement rapide pour voir de l'avant.

Conclusion : C'est un travail de longue haleine que je poursuivrai.

 BAUDU Jean-Pierre (2009) Courriel BAUDU / LE ROUX du 06/04/2009.

C'est une cavité qui m'intéresse depuis longtemps, j'avais repéré un siphon décrit comme un lac il y a pas mal d'années, j'y suis retourné avec Séb et nous avons en 2 plongées ajouté 300m, je pense que nous avons trouvé la suite. Arrêt sur autonomie actuellement.

Les fortes précipitations de ces derniers mois ne nous ont pas permis de continuer. Je devais y retourner ce WE, mais les secours de la semaine dernière m'a incité à faire piano. Actuellement Vanmale est mon objectif principal, je devais en parler aussi avec Thierry Marchand qui a des infos sur Foussoubie et quelques désobstructions intéressantes.

Ça va être un gros travail, le réseau est très complexe.

Je préférerais actuellement travailler dessus au lieu de publier. De plus n'étant plus responsable secours, j'ai plus de WE disponibles.

Je suis intéressé par les docs si tu as bien sûr.

 BAUDU Jean-Pierre (2009) Courriels BAUDU / LE ROUX du 07/04/2009, précisé par courriel du 14/01/2013.

Dans l'explo CHOUQUET et all. (1980), après le $5, il y a une VM puis deux lacs.

Dans le premier lac, juste après la VM, il y a un départ au fond, le $6 (20m). En sortant du siphon, tu as deux branches :

- Une étroite de 300m qui retombe sur un siphon clair mais petit ($7bis non plongé), direction Sud.

- L'autre à 30m du $6, le siphon $7 (110m, -16m), le plus beau de Vanmale, direction Ouest, sorti dans une cheminée à escalader.

J'étais seul mais ça ne devrait pas poser de problème. J'ai l'intention de revoir le siphon de Foussoubie au recycleur pour bien chercher s'il n'y a pas de départ (on ne sait jamais).

Il faut savoir que la zone profonde de Vanmale est à -38m et s'arrête dans du massif !! Sans suite. J'ai longtemps cherché à passer au-dessus du puits où j'avais vu un départ. Je n'ai jamais réussi à passer, la touille tombant dessus en quelques secondes.

Quand j'ai découvert que le 2ième lac dans la branche de droite était en fait un siphon, j'ai pensé que ça pourrait être un shunt pour équiper l'accès au grand siphon et qu'il y aurait un carrefour. Ce réseau est plutôt étonnant, il y a plein de branches différentes.

Je pense qu'à l'origine Vanmale était un réseau simple et indépendant. Avec le temps, il y a eu la liaison avec Foussoubie. D'ailleurs quand tu te déplaces dans Vanmale, tu as plein de petites conduites forcées de 50-70cm qui arrivent de l'Ouest. Le calcaire est juste pourri et très agressif dans cette zone. Le premier beau siphon est le $7 de 110m, -16m.

Dans Foussoubie, mis à part les classiques, je pense que beaucoup de points sont à découvrir. C'est un St-Marcel bis avec des volumes plus petits. Mon intention est de refaire complètement la topo.

Ça va être un gros travail mais je vais faire appel à des copains aussi. Je vais déjà faire la topo de la partie découverte et de ce que nous allons découvrir.

 BAUDU Jean-Pierre (2013) Courriel BAUDU / LE ROUX du 14/01/2013.

[+ précisions de détail intégrées 2009]

Les conditions météo et ma disponibilité n'ont pas permis de retourner sur cette cavité.

Avec mon équipe, je prépare des explos pour le printemps 2013 avec espoir de continuation et topographie.

 BAUDU Jean-Pierre (2013) Site www.plongeesout.com dans "Causette - Explorations" (Lundi 16 septembre 2013 23:18)

Vanmale (Ardèche) de JP Baudu

Cette cavité est situé en aval du Pont d’Arc rive droite. Une coloration aurait mis en évidence la liaison entre Foussoubie et Vanmale
En 2003, j’avais remarqué qu’un lac au-delà du S5 était en fait un départ de siphon.
Printemps 2008, Nous partons avec Sebastien Rocheil plonger ce S6 (20m), nous explorons une première galerie partant vers le nord

[Sud, confirmé par courriel du 20/09/2013]

sur 300m donnant sur un siphon. Ce réseau est de taille modeste. Puis je rejoins, dans une branche orienté vers l’ouest, un siphon spacieux que je plonge sur 110m, -16m. La sortie est en cheminé et donne en bas d’une escalade. Il y a juste un petit béquet pour attacher le fil et pas de possibilité d’attacher le matériel. Total 460m de première pour cette sortie.
Le 14 Septembre 2013. Cette fois c’est avec Mowgli (Carlos Placido) que je pars en explo. Nous partons en configuration assez lourde. Nous avons chacun une 7litres et 3x4litres, nous prenons des cordes, de la cablette pour l’entrée. JC Dufaud nous passe de l’autre coté de l’Ardèche avec un canoë. L’entrée est encombrée par un nid de Castor. Le fil est systématiquement coupé, arraché… Lors de l’incursion d’un plongeur, le Castor passe le S1, il n’est pas rare de le croiser même dans le S2.
Le S1, S2 et S3 est presque une formalité. Nous nous allégeons de notre bouteille de 7litres. Les difficultés commencent là. Le réseau est de taille modeste, nous enchainons les escalades et les descentes agrémentées de petits siphons. Un laminoir pénible ralentie notre cheminement. Notre corde permet d’avancer par petit saut. La VM est en faite un siphon court. Et encore des escalades… Il faut noter que le calcaire est particulièrement pourri et qu’il faut toujours avoir trois points d’appuis lors des escalades. Sur cette sortie, j’ai eu une bonne dizaine de prises qui ont cassés sous mes pieds ou entre mes mains. Enfin nous voila devant le S6, ca va s’enchainer maintenant. A la sortie du S7, nous attachons nos 3 bouteilles chacun sur un béquet. J’escalade vite fait (5m) et installe une corde. Mais rapidement j’entends Mowgli me dire qu’il est en mauvaise posture. Le béquet a cassé, il retient tous le matériel en s’accrochant à un graton et le fil d’Ariane est perdu. Nous nous retrouvons tous les deux à l’eau. Nous accrochons les bouteilles à la corde du puits. Nous avons de la chance, le fil c’est emmêlé dans la grappe de bouteille. Nous clarifions nos points d’attaches tout en serrant les fesses. Pour rajouter une couche, la galerie est extrêmement gazée. Par expérience, nous devons être à plus de 3,5% de CO2. Je ventile beaucoup. Le mal de tête nous gagne très vite tous les deux. Nous n’allons pas en rester là. Nous remontons tous de même 2 bouteilles mais nous savons très bien que nous ne pourrons pas plonger plus loin. Nous poursuivons malgré tous notre exploration. Ca monte toujours. Il y a de belles coulées de calcite sur une oxydation noir foncé. La galerie se sépare momentanément, nous prenons chacun une branche. Mowgli descend pour remonter et passe un petit lac. Il me dit que c’est irrespirable au niveau du lac. Nous continuons jusque devant un puits bien vertical de 10m. En bas nous voyons un lac, sans doute un siphon. Mais je veux en avoir le cœur net. Nous retournons au S7 chercher la corde. Je descends le puits en désescalade. Je n’ai pas pied dans le lac, mais en apnée je peux voir le départ du siphon en pente douce sur 5-6m puis il semble se poursuive en puits. Au niveau du lac un départ de galerie semble fonctionner en amont. Je prends une bonne clac. J’ai l’impression d’étouffer. Ca me rappel des souvenir (voir colombier). J’attaque la remonter doucement en ventilent énormément. Je dois rester vigilent sur mes points d’appuis. Nous récupérons avec mowgli la corde et nous retournons au S7. Je me mets le premier à l’eau. J’ai une bouteille ne Nx40 que je pompe allègrement. Je laisse Mowgli se préparer et repasse le siphon. Mowgli m’avouera qu’il n’en pouvait plus aussi. Le retour se fait avec un gros mal de tête. Mowgli gardera son mal de tête plus de 24h
Sortie 8h et 100m de première en plus soit 560m depuis le début de nos explos.
Un grand merci à Mowgli qui a surveillé mes arrières et surtout les amarrages de la corde. Merci à JC Dufaud pour les Nems et Cat pour l’apéro qui nous attendait à la sortie.
A noté le travail de Patrick Le Roux pour la synthèse réalisé et que l’on peut retrouver sur ce lien [page en cours]
JP Baudu

 

 

 Aven-perte de la combe de Vanmale

   Cette petite cavité est située dans la combe de Vanmale. Les eaux de ruissellement du vallon s'y engouffrent. Même si l'orifice principal en a été bouché, l'eau s'est certainement frayé un chemin, et une coloration par temps d'orage devrait être réalisable afin de déterminer où arrivent ces eaux, à la source de Vanmale, ou plus en aval, vers la grotte du Colombier ou la source de la Fare. La structure en "banane" des réseaux observés à proximité en rive droite de l'Ardèche - perte du Rieussec / résurgence diaclase de la grotte de la Chaire ; système Goule / Évent de Foussoubie - serait favorable à la deuxième hypothèse, la source de Vanmale elle-même pouvant alors se révéler totalement indépendante de cet aven-perte éponyme.

 GOLENVAUX Lucienne (1964) Goule de Foussoubie "1963" - Rapport d'exploration. dans Bulletin S.S.N., n°2 ; Société Spéléologique de Namur {p. 10/21} : p. 15/16

    Personnellement, aidée de deux béquilles, je consacre de longs jours à la sauvage et très belle vallée de Vanmale.

    Cette autre vallée sèche part des environs de l'entrée de la Goule et se dirige vers la résurgence Vanmale. Une brave vieille femme gardant ses chèvres me montre un trou mystérieux. Sondé, il marque une profondeur d'environ dix mètres. J'essaie de m'y faufiler, mais sans matériel et avec mon plâtre encombrant, je ne peux aller bien loin. Le lendemain, nous revenons à ce trou déjà baptisé "Trou du pied cassé". L'entrée assez étroite mène dans un large puits très humide. Après la verticale sondée hier, il se continue latéralement sur plusieurs mètres par une pente d'éboulis. Au fond, pour avancer, il faudrait dégager. Une galerie latérale aboutit à une importante cheminée qui doit remonter très près de la surface. Nous n'insistons pas, le travail de dégagement de l'éboulis paraît conséquent et difficile.

 CHOCHOD Daniel (1978) Spéléo à Bourg-St-Andéol et Vallon Pont d'Arc (07). dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n°10 ; Montélimar Archéo Spéléo Club {p.33/35} : p. 35

    Désobstruction à l'aven-perte de Van Malle, au fond des 10 m : 12 m de nouveau en profondeur ; arrêt à -22 m , après trois journées de désob interrompues à cause du CO2.

    C'est la seule cavité de la combe avec la résurgence de Van Malle ; elle fut visitée autrefois par Lucienne GOLENVAUX, plongeuse souterraine belge.

 CHOCHOD Daniel (1985) Histoire d'une passion. Inédit, chez l'auteur, Saint-Marcel-d'Ardèche {} : p. 27/28

Recherche d'un accès au-dessus de Foussoubie

Désobstruction de l' Aven-perte de Vanmalle (automne 1976).

    L'accès dans les galeries de la Goule de Foussoubie par le plateau situé au-dessus, a toujours été la grande préoccupation des explorateurs, en vue de raccourcir les descentes, ou d'échapper aux crues.

    Ce fut, en 1892, l 'exploration par ARMAND et GAUPILLAT d'un aven profond de 40 m entre la falaise et la ferme du Juge, à Labastide-de-Virac. C'est aussi pour cela que Jean-Claude TREBUCHON, responsable du Camp Spéléo des Gorges, a porté ses efforts pendant tant d'années dans les Réseaux Supérieurs de l’Évent Michel ABONNEAU, lui aussi, s'attaqua au problème en dégageant et en boisant un puits plein d'éboulis. Des vandales mirent fin à son ouvrage. L' Aven de Champagnac, profond de 60 m et très dangereux, déçut tous les espoirs.

    Nous attaquons alors la Perte de Vanmalle, descendue sur quelques mètres en 1963 par Lucienne GOLENVAUX, le pied dans le plâtre. Cette petite grotte étroite est sensée être à l'origine de la Source de Vanmalle, en bordure de l' Ardèche, et qu'une coloration de Foussoubie a colorée. On imagine l'enjeu !

    L'aven est situé derrière la ferme du Juge, et est alimentée par un lac où viennent boire les bêtes. Émile CHEILLETZ, Roger LORIDAN et Christian m'aident à dégager le fond en pente. Comme à mon habitude, c'est seul que je reviens déboucher le passage, et parviens jusqu'à 20 m de profondeur. Les parois sont très corrodées. Une étroite suite verticale semble exister. Seulement, l'air est pauvre en oxygène, et on a l'impression en inspirant d'avaler toute l'atmosphère du conduit vertical d'un coup : cela fait un bruit de soufflet de forge.

    Seul encore, je tente de percer le fond et remonte avec une corde sur une poulie, un sac militaire plein de glaise et de cailloux que je déverse et bloque au-dessus de ma tête sur les petits ressauts du puits. Je réussis à m'habituer au CO2 en soufflant beaucoup, bien que les efforts demandés par le creusage, les descentes et les remontées m'épuisent littéralement. Je maîtrise aussi mon appréhension plusieurs heures, avec la pensée que je suis séparé de l'extérieur par 20 m de verticale et 2 chatières (au milieu et à l'entrée).

    Tout cela va être vain, car j'abandonne la grotte à la suite d'une visite avec Gilles MACARI. A deux, nous ne pouvons tenir au fond plus de trois minutes, et dans la panique, je laisse au fond tout mon matériel.

 

    {CHOCHOD Daniel (1976) Coupe et plan aven de Vanmale. Inédit.}{CHOCHOD Daniel (1976) : Dessin d'exploration. Inédit.}

Plan et coupe inédits CHOCHOD Daniel (1976).
La coupe est mal orientée, elle revient sous la lavogne ébauchée à gauche du dessin. Elle est inversée par rapport au plan.

Dessin inédit CHOCHOD Daniel (1976)

Communiqués en juillet 2003.

 

    Quelques mois plus tard, COURBIS et PIVERT, en visite, aperçoivent une corde filant dans un bouchon de cailloux argileux. Une pensée macabre surgit à leur esprit, mais il n'y a que mon sac, prisonnier au-dessous. En effet, lors des grandes pluies, l'eau a emporté les déblais placés plus haut, en équilibre. Depuis, le brave juge a fait reboucher l'entrée étroite du gouffre.

 

 

 Aven du Devès de Virac

    Cet aven, anciennement connu, a été exploré en septembre 1892 par GAUPILLAT Gabriel et ARMAND Louis. Depuis, il n'a été l'objet que de rares visites. Celle du Groupe de Recherches Biospéléologiques, en 1973, a été l'occasion d'une nouvelle topographie.

    Il n'est pas situé à l'aplomb des parties connues du système Goule / Évent de Foussoubie, mais deux colorations effectuées 800 m en amont de la Goule sont ressorties à la source de Vanmale. Cet aven se trouve alors sur un trajet plausible des eaux.

  {GAUPILLAT Gabriel et ARMAND Louis : coupe et plan aven du Grand Devès de Virac.} MARTEL Édouard-Alfred (1894) Les abîmes. Les eaux souterraines, les cavernes, les sources, la spéléologie. Librairie Charles Delagrave (Paris) {580 p., 4 phototypies, 16 planches hors texte, 100 gravures dont 9 hors texte, 200 cartes, plans et coupes} : p. 104 ; coupe p. 107.

    Pour arriver à pénétrer le secret de la Goule , Gaupillat chercha si quelque aven ne se rencontrerait point sur le plateau entre la perte (entrée) et la source (sortie) ; on finit par lui en désigner un : le Devès de Virac, à 200 ou 300 mètres des bords de l'Ardèche, à 180 mètres environ au-dessus de son niveau. Nouvel échec (9 septembre 1892) : à 40 mètres de profondeur, le talus de pierres et de débris fermait l'abîme de toutes parts, occupait sa section entière (v. la coupe). Il est bien probable qu'en le déblayant on arriverait à retrouver (à une centaine de mètres plus bas environ) le cours encore ignoré de la rivière souterraine. Il est dès maintenant certain que cette rivière s'écoule dans le sol, soit par une longue série de gours étagés en réservoirs, soit à travers des siphons formant retenues, car Gaupillat (après bien d'autres) a vu couler la source de sortie, alors que le ruisseau d'entrée était déjà tari.

 

 BALAZUC Jean (Dr) (1956) Spéléologie du département de l'Ardèche. dans Mémoria II ; Rassegna Speleologica Italiana et Societa Speleologica Italiana (Como) {158 p., 62 planches, 1 carte} : p. 68

DEVES DE VIRAC (Aven du)

L. Labastide de Virac (Vallon). _ S. A ne pas confondre avec l'Aven du Devès à St Remèze, ni avec l'A. du Devès de Banne. _ B. MARTEL, GAUPILLAT, C.R. Soc. Géogr., 1892, n. 17-18, p. 472 Id., Ann. Club Alpin, 19, 1892, p. 223. Id., La Nature , 21, 1893, t. 2, p. 180 (plan et coupe). MARTEL, Les Abîmes, p. 106 (plan et coupe). _ I. GAUPILLAT et ARMAND, 9 sept. 1892. _ C. 210 (Orange, N.O.). Approx. x=765,10, y=233,10, z=270. _G. B.S.R. (u.). _ A. Sur le plateau du Virac, à 300 m au S.O. de l'évent de la Foussoubie. _ D. Puits colmaté à (-40). (Fig. 44). _ E. Serait pour MARTEL en rapport avec la rivière souterraine allant de la Goule à l'évent de Foussoubie. Cette relation est plausible avec le système des galeries de l'évent, mais les eaux de la Goule n'aboutissent pas sûrement à ce dernier.

 

 NOEL Jacques (1961) Expédition Goule de Foussoubie 1961. dans Inconnu Souterrain, n° 18 ; Spéléo-Club de Lutèce (Paris) {} : p. III

   Outre les reconnaissances éventuelles de nouveaux avens, il est prévu une descente suivie d'un essai de désobstruction à l'Aven du Grand Devès.

 

 CORDIER Marcel (1966) Camp d'été. dans Bulletin de liaison, supplément Inconnu Souterrain, n° 4 (février 1966) ; Spéléo-Club de Lutèce (Paris) {} : p. 4

    En 1960-1961, le développement de la Goule est porté à 11100 m . A l’Évent, avec la participation du Centre des Gorges, tentative de désiphonnage sans succès, tout comme la désobstruction du Devès de Virac et du Cordier. (voir détails dans les I.S. depuis le n°18 - juillet 1961)

 

 CHEDHOMME Jacques (1971) Compte-rendu Pâques 71 - Grotte de la Chaire. dans Infos G.R.B. (4/12/77) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {17 p. + 5 planches photographies, croquis} :

Dolines du Devès de Virac et de la Selve

7 d'entre elles ont été visitées. Aucune ne semble permettre de pénétration.

 

 SLAMA Pierre (1973) Aven du Devès de Virac. Inédit ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {1 p. topographie coupe 1/200 et plan 1/100} :

{SLAMA Pierre et Groupe de Recherches Biospéléologiques : Aven du Devès de Virac, coupe 1/200 et plan 1/100.}

 

 SLAMA Pierre (1978) Compte-rendu technique Évent 1977 (août). dans Infos G.R.B., 1° partie 77-78 ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {} :

Expédition 1977

    De l'entrée au $A, pas de problème, nous savons que cette galerie est le prolongement du $4 (prouvé par la S.S .N. en 1967, et par quatre colorations du G.R.B.). Par contre, dans le $A, des éboulis sont présents. Il se peut qu'une galerie fossile existe au-dessus, et pourrait faire jonction avec le Devès de Virac (?). Une coloration a permis de démontrer une relation avec Vanmal ; il se peut que le départ ait lieu dans la zone du $A-$4. Entre le $A et la zone d'absorption, une galerie Nord/Ouest, conditionnée par la stratification est présente. Quel est son rôle ? Nous savons que $A plonge de vingt mètres par rapport à son niveau 0, mais nous ne savons pas quelle est la profondeur de la zone d'absorption donnant lieu à la résurgence sur l'Ardèche (très important pour la coupe, les $B1, B2 et B3 étant concernés).

 

 GRANDCOLAS Jean-Philippe (1999) La mare aux Tritons - Explorations 1998. dans Spéléo-Dossiers, n° 29 ; Comité Départemental de Spéléologie du Rhône (Paris) {p. 102/103} : p. 103

Un peu de désobstruction ardéchoise avec le CESAME :

Dans le Trou à 10 francs (Vallon-Pont-d'Arc) et dans une cavité vers le Devès de Virac (Labastide-de-Virac).

 

 

 

 Bibliographie

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BALAZUC Jean (Dr) (1956) Spéléologie du département de l'Ardèche. dans Mémoria, t. II ; Rassegna Speleologica Italiana et Societa Speleologica Italiana (Como) {158 p., 62 planches, 1 carte} : source de Vanmale p. 30 et 137 ; aven du Devès de Virac p. 30 et 68, figure 44
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BAUDU Jean-Pierre (Webmaster : MORVERAND Mathieu) (2002) Les grands siphons ardéchois. http://speleoressac.free.fr/cavites/grande_siphons.htm ; Club de Spéléologie de Grospierres (Grospierres) {1 p.} : source de Vanmale cité
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Analyse bibliographique par Jean-Jacques DELANNOY (1987) dans Karstologia, n° 10 : p. 60
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• Réédition (1880) Une descente de la vallée de l'Ardèche de Vallon à St Martin d’Ardèche. Typographie Georges Charmerot (Paris), tiré à part de l’Annuaire du Club Alpin Français (1879) : fontaine de Vanmale p. 14
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 • Réédition fig. 104 et 105 dans CALLOT Yann (1974) : p. 83 et 86.
LACROUX Robert (1969) Plongées souterraines. dans Spelunca, 1969/1 ; Fédération Française de Spéléologie (Paris) {p. 10/19} : résurgence de Vanmale p. 16
LEFOULON Christophe (avec la participation de LISMONDE Baudoin et GROSLAMBERT Éric) (1991) INDEX des Scialets n° 1 à 20. dans Scialet - CDS 38, Spécial 1991 ; Comité Départemental de Spéléologie de l’Isère (Grenoble) {66 p.} : source de Vanmale cité p. 12
• Réédition (2002) http://latronche.free.fr/INDEXSCI.PDF
LÉGER Bertrand et POGGIA Frédéric (1980) Activité janvier - février 1980. dans Info - Plongée, n° 26 ; Fédération Française de Spéléologie - Commission Plongée (Paris) {n.p.} : Source de Vanmale p. 5
LÉGER Bertrand (1982) SPELEO CLUB de LUTECE -Journal de la section plongée en Ardèche du dimanche 4 au samedi 31 juillet 1965. dans G.R.B. Liaisons, n° 4 (janvier 1982) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {p. 51/60} : source de Vanmale p. 52 et 59
LE ROUX Patrick et ZMUDA Marius (1978) Compte-rendu d’activités à la Goule de Foussoubie durant l'été 77. dans Infos G.R.B., 1° partie 77-78 ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {double pagination imbriquée : 48 p. + 12 p. “Sp”} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick (1980) Programme plongée-spéléo été 1980. dans G.R.B. Liaisons, n° 1 (juillet 1980) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité p. 57
LE ROUX Patrick (1981) Bilan activités été 1980. dans G.R.B. Liaisons, n° 2 (janvier 1981) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick (1981) Objectifs plongée-spéléo été 1981. dans G.R.B. Liaisons, n° 2 (janvier 1981) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick (1981) Sommaire des bulletins échangés. dans G.R.B. Liaisons, n° 3 (juillet 1981) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick (1981) Missions 1981 souhaitables - Equipe Plongée. dans G.R.B. Liaisons, n° 3 (juillet 1981) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick (1982) Bilan Equipe Plongée 1981. dans G.R.B. Liaisons, n° 4 (janvier 1982) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Quimper) {} : source de Vanmale cité
LE ROUX Patrick & Collaborateurs (1983) Bibliographie et historique Foussoubie. dans Méandres, n° 36 ; Groupe Ulysse Spéléo (Villebois) {10 p. dont 7,5 p. de références biblios 3 colonnes petits caractères, 1 p. présentation, 1/2 p. topo réduite et 1 p. historique résumé} : source de Vanmale cité p. 18
LE ROUX Patrick (1984) Système Goule/Évent de Foussoubie. Historique résumé de son exploration (Avril 1984). dans Bulletin S.E.R.A.H.V., n° 18 ; Société d’Études et de Recherches Archéologiques et Historiques de Vagnas (Firminy) {} : aven du Devès de Virac p. 14 et 17 ; source de Vanmale cité p. 14
• Réédition (2001) dans Rapport Stage national “Équipier scientifique 2000” : p. 95/102
LE ROUX Patrick (1989) Système Goule - Évent de Foussoubie. dans Spéléo sportive en Ardèche, de DROUIN Philippe et MARCHAND Thierry ; Éditions EDISUD (Aix-en-Provence) {} : source de Vanmale p. 49 et 58
• Réédition (2001) dans Rapport Stage national “Équipier scientifique 2000” : p. 103/112
• Réédition (2002) MARCHAND Thierry Historique et bibliographie http://speleoressac.free.fr/cavites/foussoubie/foussoubie.htm
LE ROUX Patrick (2004) Fiches BRGM “BASE DE DONNEES NATIONALE CAVITES”. BRGM-ARN, Bureau de Recherches Géologiques et Minières - Aménagements et Risques Naturels (Marseille) {Courrier/Sommaire à Marc VINCENT (2 p.) ; 3 fiches “Réseau” de 3 p. chacune ; 32 fiches “Cavité naturelle” de 7 p. chacune} : source de Vanmale [dans inventaire exhaustif des cavités connues sur le secteur]
LHERMITE Siméon (1904) Descente de l'Ardèche en bateau de Vallon au Pont d'Arc et à Saint-Martin. dans Bulletin du Club Cévenol, t. XV ; Club Cévenol (Alès) {1/8°, 1 carte, 26 photographies} : source de Vanmale
• Réédition (1904) Descente de l’Ardèche en bateau. Imprimerie J. BRABO (Alais), n.p. (56 p.)
• Réédition (1997) Éditions E et R (Valence) {n.p.}
MATTLET Jean-Marc (1979) Saison de plongée 1979 - Ardèche. dans Résurgence, n° 61 (novembre 1979) ; Centre Routier Spéléo (Bruxelles, Belgique) {} : source de Vanmale p. 31
MAZELLIER Raoul (1971) Contribution à l'étude géologique et hydrogéologique des terrains crétacés du Bas-Vivarais. dans Thèse Doctorat “Géologie appliquée”, (juin 1971) ; C.E.R.G.H. (Montpellier) {87 p. ; 20 planches ; 15 photographies} : source de Valmalle (=? Vanmale) p. 65
MONTEIL Philippe (1995) Compte-rendu d’activité spéléologique CESAME 1995. dans La Botte , n° 14 ; Comité Départemental de Spéléologie de la Loire (Saint-Étienne) {p. 23/26} : source de Vanmale p. 26
NOEL Jacques (1964) Goule de Foussoubie 64. dans Bulletin de liaison, supplément à “L’Inconnu Souterrain”, n° 1 (1 octobre 1964) ; Spéléo Club de Lutèce (Savigny) {} : source de Vanmale cité
RENAULT Philippe (1996) La grotte de Saint-Marcel d’Ardèche et les explorations de l’Equipe spéléo de Bruxelles 1960-1976. Géologie. dans Subterra, n° 100 ; spécial Ardèche ; Equipe spéléo de Bruxelles (A.S.B.L.) (Bruxelles, Belgique) {p. 32/35} : source de Vanmale cité p. 33
SALVAYRE Henri (2000) Siphons des rivières souterraines de France. Auteur {t. 1 (477 p.) ; t. 2 cartes, plans, dessins et coupes (n.p.)} : source de Vanmale p. 54
SLAMA Pierre (1975) Coloration de Fonsubit - Mars 1975. — GOULE DE FONSUBIT, compte-rendu d’observations. Remarques. dans Infos G.R.B., (août 1975) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {n.p. (5 p.)} : source de Vanmale cité p. 4
• Réédition fac simile (1975) dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n° 8 ; Montélimar Archéo Spéléo Club {n.p.}
SLAMA Pierre (1977) Foussoubie, deuxième coloration, du 14 au 25 avril 1976. — Compte-rendu spéléo — Compte-rendu technique coloration Pâques 1976. dans Infos G.R.B., 76/77 ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {77 p. + couverture + 2 p. (n.p.) ; photos} : évent de Vanmale p. 2 et 5
• Réédition (1976) dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n° 9 ; Montélimar Archéo Spéléo Club : p. 34/39
SLAMA Pierre (1977) Coloration de Fontsubit. Compte-rendu technique fluo. dans Infos G.R.B., 76/77 ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {77 p. + couverture + 2 p. (n.p.)} : source de Vanmale p. 43/44
• Réédition (1977) dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n° 10 ; Montélimar Archéo Spéléo Club : p. 57/61
SLAMA Pierre et CHEILLETZ Émile (1977) A la découverte de la bio-spéléologie avec le M.A.S.C. dans La Tribune , n° 10 (Jeudi 10 mars 1977) {Article de journal quotidien Rhône-Alpes} : source de Vanmale cité
• Réédition (1977) dans Infos G.R.B. 76/77 : p. 56/58
SLAMA Pierre et CHEILLETZ Émile (1979) Activités communes G.R.B. - M.A.S.C. dans Les Nouvelles du M.A.S.C., n° 12 ; Montélimar Archéo Spéléo Club (Montélimar) {p. 30/41} : aven de la combe de Vanmale cité p. 41
SLAMA Pierre, CHEDHOMME Jacques, CHEILLETZ Émile et LE ROUX Patrick (1980) RESEAU DE FOUSSOUBIE ET DIVERSES CAVITES DU SECTEUR DE LABASTIDE DE VIRAC ET VALLON PONT D’ARC. dans G.R.B. Liaisons, n° 1 (juillet 1980) ; Groupe de Recherches Biospéléologiques (Paris) {} : aven du Devès de Virac ; source de Vanmale cité
• Réédition actualisée (mais sans les topos) du texte adressé à Spelunca, et pas encore paru.
SLAMA Pierre, CHEDHOMME Jacques, CHEILLETZ Émile et LE ROUX Patrick (Groupe de Recherches Biospéléologiques) (1981) Etat actuel des recherches dans la Goule de Foussoubie et dans diverses autres cavités au confluent de l’Ardèche et de l’Ibie. Vallon-Pont-d’Arc. ARDECHE. dans Spelunca, n° 2 (5° série) ; Fédération Française de Spéléologie (Paris) {} : aven du Devès de Virac p. 28 ; source de Vanmale cité p. 31
• Réédition modifiée et enrichie de Les Nouvelles du M.A.S.C., n° 11 (1979) : p. 53/54 ; topo générale et zone d’entrée de la Goule
Spéléo
Club de Lutèce (S.C.L.) (1965) A.G.O. du S.C.L. et divers. dans Bulletin de liaison, supplément à “L’Inconnu Souterrain”, n° 3 ; Spéléo Club de Lutèce (Paris) {} : source de Vanmale cité

Spéléo Club de Lutèce (S.C.L.) (1968) Sommaire bulletin S.S.N. n° 24 . dans Bulletin de liaison, supplément à “L’Inconnu Souterrain”, n° 7 ; Spéléo Club de Lutèce (Paris) {} : source de Vanmale cité
TAILLADE Marcel (1971) L’Ardèche. dans L’Inconnu Souterrain, n° 24 ; Spéléo Club de Lutèce (Paris) {p. 16/19} : source de Vanmale p. 18 et 19
TILLIEUX André (1962) Journal de l'expédition S.S.N. à la Goule de Foussoubie. dans Bulletin S.S.N., n° 1 (janvier/novembre 1962) ; Société Spéléologique de Namur (Namur, Belgique) {p. 9/15} : résurgence de Vanmale p. 14
• Réédition (1975) dans Infos G.R.B. 1975 (août & novembre) : p. 29/32
TILLIEUX André (1964) Considérations sur l'expédition 1963 à la Goule de Foussoubie. dans Bulletin S.S.N., n° 2 (août 63 à mai 64) ; Société Spéléologique de Namur (Namur, Belgique) {} : source de Vanmale cité
• Réédition (1975) dans Infos G.R.B. 1975 (août & novembre) : p. 45/47
TREBUCHON Jean (2001) Préface - Foussoubie… dans Rapport Stage national “Équipier scientifique 2000” - Module 2 du cursus moniteur fédéral de spéléologie - 3 au 8 juillet 1998 [sic] - Système de Foussoubie (Vagnas, Labastide-de-Virac, Salavas - Ardèche) - Topographie, Biospéologie, Géomorphologie, Hydrogéologie., (3 au 8 juillet 2000) ; Fédération Française de Spéléologie - École Française de Spéléologie (Paris) {p. 3/4} : source de Vanmale p. 4
VASSEUR Frank, MARCHAND Thierry et BAUDU Jean-Pierre (Webmaster : VASSEUR Frank et BELIN Jean-Marc) (2002) Sites de plongée de l’Ardèche. http://plongeesout.free.fr/sites/raba/ardeche/ardeche.htm {1 p.} : Vanmale cité
VERVIER Philippe (Coordination : REYGROBELLET Jean-Louis) (1984) Étude du peuplement souterrain karstique de la Réserve Naturelle. dans Rapport de travail, I (1983-1984) ; Réserve Naturelle des Gorges de l’Ardèche ; Convention d’étude, Conseil Régional “Rhône-Alpes” ; Université Claude-Bernard, Lyon I, département de biologie animale et écologie, L. A. CNRS n° 367 “Ecologie des eaux douces”, Equipe d’hydrobiologie et d’écologie souterraines (Lyon) {16 p. + 5 p. annexes 6 photos + hors texte plan des gorges} : source de Vanmale cité p. 6
VERVIER Philippe (1988) Hydrologie et dynamique des peuplements aquatiques souterrains - Comparaison de deux systèmes karstiques des Gorges de l’Ardèche. dans Thèse de Doctorat, (soutenue le 12 juillet 1988) ; Université Claude Bernard (Lyon I) {219 p. ; 83 figures ; 27 tableaux ; 8 planches de photographies} : source de Vanmale p. 55/56, 90, 107/112, 162, 166/175, 182, 184, 191, 198/199 et 222 ; cité p. 65, 66 (fig.36), 67, 90, 94, 202/203 et 206
 

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Patrick LE ROUX

13, impasse Le Roux

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    Je n'ai pas contacté tous les auteurs cités dans cet article pour obtenir leur autorisation de reproduction, avec pour certains d'entre eux seulement, l'excuse de l'ancienneté et de la difficulté, voire de l'impossibilité, à les joindre. Cet article n'a aucun espoir lucratif, son but est de rendre plus accessible les travaux de ces auteurs. C'est un hommage et une reconnaissance à leurs activités spéléologiques ou scientifiques sur le secteur précis de VANMALE. Merci.

    Je remercie vivement Fabienne Chouquet, Patrick Penez, Frédéric Vergier et Jean-Pierre Baudu pour leurs autorisations à publier des informations inédites.