FOUSSOUBIE et autres cavités voisines (Ardèche, France)                              www.foussoubie.fr

 

 

PAGE : Mise en ligne 23.02.2013 - Mise à jour 25.11.2019 - 76 469 visites au 30.11.2019

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Pluie = Risque de crue dans la goule de Foussoubie

Elles peuvent être soudaines et importantes, même si le ruisseau était à sec !
C'est simple : si pluies annoncées, faites une autre cavité.
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Anciens messages d'actualité archivés


Inventaire spéléologique
du secteur F des gorges de l'Ardèche

(rive droite de l'Ardèche de Salavas
à la combe de Vanmale)


DROUIN Philippe
et LE ROUX Patrick

Bibliographie spéléologique
du département de l'Ardèche
10 192 fiches biblio au 06.09.2019

CHOCHOD Daniel (2015)
L'histoire d'une passion


DUMONT Dominique
Évolution des techniques de progression
dans la goule de Foussoubie

(avec diaporama 1972-1982-1984-1995)
Galerie photos 1970-1995

SCAMMACCA Blasco (2017)
Galerie photos 1971


JAILLET Stéphane
Galerie photos géo-morpho
(photos 2009-2013)


Émile CHEILLETZ (1940-2019)


   Après des mois de lutte contre la maladie, Émile CHEILLETZ est décédé le lundi 26 août 2019 à l’âge de 79 ans.
   Émile était né à Paris le 17 août 1940. Sa famille émigra à Vaison-la-Romaine en 1941, puis à Lyon après la guerre.


Émile CHEILLETZ (s.d.)
(photo fournie par la famille au site
Libramemoria du Dauphiné Libéré)
   A la fin des années 50, alors jeune ouvrier, il commença la spéléologie avec Claude Milly, Jean Dupont, Alain Besacier, Pierre Rias, Gérard Protat et quelques autres dans le Club des Jeunes de la paroisse Sainte-Croix de Lyon où Bernard Raffy avait lancé l'activité "spéléo". Ils créèrent en 1957 le groupe Vulcain qui s'affiliera plus tard au Club Alpin Français (CAF).
   Il participa au premier stage initiateur de Vallon-Pont-d’Arc en 1959, à la fin duquel, Jacques Noël plongea le siphon 0 de la goule de Foussoubie. Émile fut un des acteurs le 14 juin 1959 (J. Noël - M. Boussarie - E. Cheilletz - A. et Z. Minet - J. Duband) de l’effondrement d’une strate rocheuse qui avec le dégagement de blocs à la fin du premier chenal, ouvrit le réseau aux explorations : sept kilomètres furent explorés la première année par le Spéléo-Club de l’Université Catholique de Louvain (SCUCL, Belgique), le Spéléo-Club International Senior (SCIS, Belgique) et le Spéléo-Club de Lutèce (Paris).

   Le groupe Vulcain se consacra beaucoup au secteur du lac du Folly, au-dessus de Samoëns, où ils découvrirent entre autres le gouffre du 14 juillet 1959 (-90m) puis le V4 et le V6 (août 1963), futures entrées du réseau nommé Jean-Bernard en souvenir de l’accident de la Goule et qui devint par la suite et pendant quelques années le record du monde de profondeur en gouffre. Ardèche, Jura, Vercors, Chartreuse étaient aussi souvent au programme des sorties.



   1960-1962, Émile passe les 28 mois de son service militaire en Algérie, pendant les « évènements ». Il en garda un souvenir terrible, mais n’en parlait jamais.


1959, carte initiateur spéléo



1959, Émile Cheilletz lors d'une sortie d'exploration

(photo groupe Vulcain)

   Au weekend de Pentecôte 1963, alors que se créait officiellement la Fédération Française de Spéléologie, il fit partie du groupe de cinq spéléologues lyonnais du groupe spéléologique Vulcain emprisonnés par une crue de la rivière.
   Bernard Raffy, puis Jean Dupont, furent emportés par les flots. Les trois survivants, Émile Cheilletz, Jacques Delacour et Alain Besacier restèrent coincés par les eaux du torrent jusqu’au vendredi 7 juin au matin et ne purent sortir que grâce au barrage de la rivière et à son pompage partiel vers la vallée voisine. Les moyens déployés (pompiers, gendarmes, ponts-et-chaussées, bulldozers d’entreprises privées, grosses pompes de la centrale nucléaire de Pierrelatte alors en construction, harkis réfugiés à Largentière, spéléologues lyonnais, grenoblois et ardéchois…) défrayèrent les presses écrites et radio.

 

7 juin 1963, sortie d'Émile Cheilletz de la Goule >>
(p
hoto Le Progrès)


1963, les véhicules des sauveteurs sur la D217
(photo VERMARD Georges, L'ÉCHO - La Liberté)



<< 1963, barrage du pont de la D217
(photo VERMARD Georges, L'ÉCHO - La Liberté)


   Depuis, régulièrement, le groupe Vulcain vient se recueillir à l’entrée de la Goule, en souvenir de ses membres disparus.

   En 1965, Émile encadre à Font-d’Urle (Drôme) un des premiers stages de l’École Française de Spéléologie fondée par Michel Letrône. Il suit Paul Aviotte qui prend un nouveau boulot à Montélimar, se forge une petite expérience dans le bâtiment en bossant pour les entreprises CHEVAL puis MORO, deux patrons illustres de l’époque, mais l’entreprenariat s’impose très vite à lui.
   En 1966, il crée avec Jean-Xavier Chirossel et René Dumas, le Montélimar Archéo Spéléo Club (MASC). Très actif des années 60 à 90, il travailla particulièrement sur le secteur de l’Ibie mais continuait à venir à la goule de Foussoubie.


Juin 2013, cinquantième anniversaire
de l'accident de 1963 à la goule de Foussoubie
(Photo CALLOT Yann)
   C’est sans doute à cette occasion qu’il rencontra en 1972 Pierre Slama qui animait le Groupe de Recherches Biospéléologiques (GRB), entité indépendante mais aussi volet scientifique du SCL.
   Pendant une dizaine d’années, toujours avec son inséparable ami Roger Loridan, il apporta d’abord ses compétences désobstructives à la perte du Rieussec (1972-1973), au franchissement de la chatière de la grotte de la Chaire (1974).
   Dès le début, il soutint le GRB et en devint un membre sociétaire participant aux dépenses d’achat de matériel d’études. En collaboration SCL-MASC, il y eut durant l’été 1974 le tournage d’un film 16 mm à la Goule et à l’Évent en novembre.
   Il fut l’intermédiaire logistique pour fabriquer des échelles métalliques dites de « perroquet » installées dans les premiers puits de la Goule par Marius Zmuda en juillet 1976.
   C’est lui aussi qui permit la réussite de colorations à Foussoubie, par ses allers-retours depuis Montélimar, par la mise en relation avec l’hydrologue René Dumas et sur les indications de celui-ci, la construction d’un déversoir calibré pour jauger le débit entrant dans la Goule, puis par l’organisation en novembre 1976 des relevés d’échantillons d’eau avec le concours du 45e Régiment de Transmissions et de Télécommunications (RTT) de Montélimar.
   Malgré ses occupations professionnelles, il trouvait chaque année le temps de venir nous soutenir par un portage, tâche ingrate mais extrêmement appréciée.


1975, Émile Cheilletz sur la dalle béton lors
de la construction du déversoir de la Goule
(photo SLAMA Pierre)



Coloration de novembre 1976, Émile Cheilletz
pagaie au passage du Rieussec avec les militaires
(photo SLAMA Pierre)


<< Fin des années 70, échelle de perroquet
du puits de 13 m de la goule de Foussoubie
(photo WORTHINGTON Stephen)

   Du côté associatif et fédéral, Émile fut président du MASC de 1974 à 1981 et ensuite Président d’honneur, premier trésorier du Spéléo Secours Français (SSF) en 1977. En 2007, il reçut des mains de Monsieur le Maire de Montélimar la médaille d’argent de Jeunesse et Sports lors des 30 ans du SSF.
   Émile était aussi très impliqué dans la vie sportive et politique de Montélimar, président de l’Office Territorial des Sports, membre de la Confrérie du Nougat, du club Service Kiwanis (œuvre caritative pour servir les enfants du monde), conseiller municipal RPR (élections de 1983 et 1989), membre du Conseil des Prud’hommes, de Drôme insertion (dont sa présidence de 1997 à 2005) puis à Montélimar Agglomération Habitat. Il avait été patron de deux entreprises (ERCA, Entreprise Rhodanienne de Construction et d’Aménagement de 2004 à 2010 – RPPS, Rhodanienne de Plâtrerie, Peinture et Sol de 1988 à 2016).
   S’il s’était éloigné des activités spéléologiques pour se passionner pour le golf, il gardait néanmoins contact avec le MASC.

   Personnage atypique, apprécié ou pas, Émile était avant tout un homme généreux, volubile, parfois « envahissant et fort en voix », mais qui aimait la vie. Autodidacte, curieux de tout, passionné de spéléologie, il avait une faconde, une facilité à engager le verbe, beaucoup d’humour et de connaissances, une joie et une bonne humeur. Il ne mâchait pas ses mots mais donnait le goût de se surpasser dans les moments difficiles. Cette amitié si profonde et franche qu’il cultivait chaque jour s’en est allée.


2007, au 30e anniversaire du Spéléo Secours Français,
décoration à la médaille d'argent Jeunesse et Sports :
Émile Cheilletz et le Maire de Montélimar
montrent le plan du réseau de Foussoubie
(Photo AUDOUARD Jean-Jacques)

 

Jean-Jacques AUDOUARD (président du MASC)
Serge AVIOTTE
(membre du MASC)
Gérard PROTAT
(groupe Vulcain de Lyon)
Claude MILLY
(groupe Vulcain de Lyon)
Extraits de Joël AUDRAN, journaliste,
article du 15 mars 2016 dans Le Dauphiné Libéré)
Patrick LE ROUX
(GRB)


(Mis en ligne le 26 novembre 2019)

 

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Ouverture utile : 23.02.2013
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    Le modeste objectif de ce site amateur est d'apporter des informations sur le système
       Goule / Évent de FOUSSOUBIE
et sur quelques autres cavités des plateaux du Devès de Virac, de la Selve et des Égaux sur les communes de Vagnas, Labastide-de-Virac et Salavas (canton de Vallon-Pont-d'Arc, Ardèche) : Évent supérieur de Foussoubie, aven Cordier, aven du Devès de Virac, aven de Champagnac, source de Vanmale, grotte de la Violette, grotte de la Chaire, etc.
    Etre la bibliothèque*, la mémoire pour conserver à ces témoignages une durabilité et leur éviter l'oubli…
    Cette zone géographique correspond à une partie des travaux du G.R.B.
          Groupe de
               Recherches
                    Biospéléologiques

et au Secteur "F" (Foussoubie) : Salavas / combe de Vanmale, défini par le CDS 07 pour son inventaire départemental.
    Dans ce secteur, un bon nombre de cavités de la falaise rive droite de l'Ardèche et en particulier autour du Pont-d'Arc n'ont pas été étudiées par le G.R.B.

Patrick LE ROUX à l'entrée de la Goule en 1979.
Photo ESCAT René :
Patrick LE ROUX
à l'entrée de la Goule
(août 1979)

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   Pour concevoir un site, on peut soit être un as de l'informatique (je ne le suis pas), soit utiliser des modèles pré-conçus (souvent à mon goût un peu "bling-bling"), ou partir d'une page blanche… C'est ce que j'ai fait et le résultat est sans doute assez austère, un travail de "laborieux" plutôt que de "génie", mais cela correspond à ma nature, et au fil du temps le site évoluera…
   Tous les menus ne sont pas encore "actifs" et ne sont encore que des projets ou des chantiers en cours ! Ils sont alors précédés du signe •. Dans cette première version mise en ligne, je remercie tout particulièrement Fabienne Chouquet, Patrick Penez, Frédéric Vergier et Jean-Pierre Baudu pour leur autorisation à diffuser des informations inédites sur la source de Vanmale, et Stéphane Jaillet pour son premier jet de la page "géomorpho", consacrée à Foussoubie bien sûr.

   Foussoubie mériterait une publication "papier".
   Elle aurait pu être l'œuvre de Jacques NOEL avec le Spéléo-Club de Lutèce et la Société Spéléologique de Namur dans les années 60. Puis ce fut le projet de Pierre SLAMA et du Groupe de Recherches Biospéléologiques avec le Spéléo-Club de Lutèce et le Montélimar Archéo Spéléo Club, dans les années 70-80. Le temps a passé…
   Ce sera peut-être le Collectif Foussoubie réuni autour de Stéphane JAILLET qui concrétisera cette réalisation.
   Alors, fallait-il attendre encore et ne pas réaliser ce site dédié ? L'âge avançant inexorablement et avec la disponibilité de la retraite, j'ai décidé de me lancer dans l'aventure. Le coût d'un site informatique est dérisoire par rapport à ceux de l'impression et je suis persuadé que ce site préparera le terrain et sera un tremplin pour une éventuelle publication future.

   Merci de votre visite et de votre lecture attentive.
                                                                                                                                    
Patrick LE ROUX    

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