FOUSSOUBIE et autres cavités voisines (Ardèche, France)                              www.foussoubie.fr

 

 

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LANDRAU Joseph (Abbé)
(1806-1887)


Souvenirs d'un ardéchois (1886)

LANDRAU Joseph (Abbé) (1886) Souvenirs d'un ardéchois ; Imprimerie du Patriote (Privas) {in-8° 185p.}
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  Extraits

Souvenirs d'un ardéchois
Extrait "Goule"
{p.?}

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   Ce texte est cité par :

EVESQUE René (1963) [Extrait d'un article sur Orgnac] A propos de la Goule de Foussoubie (spéléologie - langue locale - étymologie). dans Le Dauphiné Libéré (Dimanche 28 juillet 1963) {p.6}
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Photo de droite et renseignements extraits de
http://pont-de-duzon.pagesperso-orange.fr/tours.htm :

  

La tour de l'hôpital à TOURNON est inscrite sur l'inventaire des monuments historiques. Elle daterait du XVIe siècle. Au XIXe siècle, une vierge fut installée à son sommet en l'honneur de Notre-Dame-de-Montaigu. La statue de la sainte vierge est érigée le 30 septembre 1860 par le curé Joseph LANDRAU qui voulait faire de Tournon un lieu de pélerinage analogue à celui du Puy. La statue mesure 6 m de haut, la tête de la vierge est couronnée de douze étoiles. Elle fut réalisée par le sculpteur valentinois M. FERLIN.

   L'abbé Simon Joseph LANDRAU est curé de Tournon de 1844 à 1884. Il est né à Salavas en 1806 et décède le 24 mai 1887 à Tournon-sur-Rhône. Il écrit ses mémoires à l'âge de 80 ans, documents réunis par ses neveux Marcel et Magali CHAMONTIN et publiés en 1886 sour le titre Souvenirs d'un ardéchois ; Imprimerie du Patriote (Privas) {185p.}
   Ce document aurait été fourni à René Evesque par Marcel Chamontin, érudit local.

p.6 du Dauphiné Libéré (28 juillet 1963) EVESQUE René
« A propos de la goule de Foussoubie (spéléologie - langue locale - éthymologie)
   Le tragique accident qui a endeuillé notre région, il y a quelques mois, ôtant la vie à deux jeunes spéléologues plein d'avenir, a attiré notre attention sur l'origine et le sens du lieu fatal. Mr Marcel CHAMONTIN, l'érudit viticulteur de Salavas, nous ayant aimablement offert Les souvenirs d'un ardéchois, ouvrage écrit par son oncle, le regretté chanoine LANDRAU. Nous en extrayons tout d'abord la vivante description ci-après qui situera bien l'endroit en question.

Au-dessous du village de Vagnas, sur la route de Vallon à Barjac, à 8 km, le terrain forme comme un vaste bassin où les eaux, dans un temps d'orage, viennent s'accumuler en grande quantité. Il pourrait y avoir en certains cas danger d'inondation. Heureusement, la nature a disposé un immense entonnoir pour préserver le pays d'un terrible malheur. Ce bassin à donné très probablement au village le nom qu'il porte : Vagnas, par corruption de deux noms latins VAS AQUA. Quant à l'entonnoir, on le nomme Goule (GULA). Elle justifie parfaitement cette appellation qu'on se figure un tunnel souterrain de plus de deux lieues de longueur, ouverture énorme par où l'eau passe, s'engouffre avec un bruit de sinistre augure. Que l'on suive par la pensée, sous la voûte calcaire, la colonne d'eau roulant au fond de l'abîme de cascades en cascades jusqu'à ce qu'elle tombe dans l'Ardèche avec la rapidité et le fracas d'une trombe, et l'on a quelque chose du spectacle de la fontaine du Vaucluse moins imposante et moins grandiose sans doute, mais certainement plus propre à frapper le sens par la beauté sauvage et abrupte du lieu."
LE NOM
La goule de Foussoubie n'est que la francisation du languedocien "la goulo de Fous subito".
GOULE : gueule, entonnoir, tunnel.
FOUS : ruisseau, source, fontaine.
   On dit plutôt aujourd'hui FOUONT ou FONT. Le trésor de Félibrige de F. MISTRAL précise que FOUS est une vieille forme que l'on employait dans le Gard et le Var. On la retrouve d'ailleurs dans les noms propres BONNAFOUS, LAFOUS.
SUBITO : soudaine, subite, imprévue.
Ce qui donne la gueule du ruisseau soudain. Nos ancêtres qui ignoraient le français, lui avaient donc bien donné le nom qui lui convient et qui était de plus un avertissement permanent. Les cartographies ont baptisé au petit bonheur les cours d'eau, montagnes, lieux-dits. De nos jours, la science toponymique a un bon nombre de [inaudible], et Vallon en particulier en compte un éminent en la personne de notre ami M. G. MASSOT. Si un jour un écriteau bien visible indique l'emplacement de la tragique Goule, il sera bon qu'il soit par exemple rédigé ainsi : "Attention : la Goule de Fous subité". Au Languedoc, "la Goulo de Fous subito", ce qui signifie en français "la gueule du ruisseau soudain". Cela pourrait intéresser les touristes, les spéléologues et les linguistiques [sic].
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